Tout en retraçant l’émergence, dans la fin des années 1930, sous l’influence de Jean-Paul Sartre, de son propre engagement, Stéphane Hessel dégage dans son réquisitoire « Indignez-vous » quelques motifs évidents d’indignation actuels : le renvoi des sans-papiers, le fossé entre riches et pauvres, la situation dans la bande de Gaza, etc.
Avec le soutien de l’Agglomération de Montpellier.
Vendredi 17 décembre 2010, Entrée libre
19 h : Projection du film de Christine Seghezzi « Stéphane Hessel, une histoire d’engagement. »
20 h : Rencontre avec Stéphane Hessel, animée par les éditeurs Sylvie Crossman et Jean-Pierre Barou. Suivie d’une dédicace de Stéphane Hessel.
Salle Pasteur - Corum - Centre-ville de Montpellier
« À ceux et celles qui feront le XXIº siècle, nous disons avec notre affection : Créer, c’est résister. Résister, c’est créer. »
Le livre
« 93 ans. La fin n’est plus bien loin. Quelle chance de pouvoir en profiter pour rappeler ce qui a servi de socle à mon engagement politique : le programme élaboré il y a soixante-six ans par le Conseil National de la Résistance !
Quelle chance de pouvoir nous nourrir de l’expérience de ce grand résistant, réchappé des camps de Buchenwald et de Dora, co-rédacteur de la Déclaration universelle des Droits de l’homme de 1948, élevé à la dignité d’Ambassadeur de France et de Commandeur de la Légion d’honneur !
Pour Stéphane Hessel, le « motif de base de la Résistance, c’était l’indignation. » Certes, les raisons de s’indigner dans le monde complexe d’aujourd’hui peuvent paraître moins nettes qu’au temps du nazisme. Mais « cherchez et vous trouverez » : l’écart grandissant entre les très riches et les très pauvres, l’état de la planète, le traitement fait aux sans-papiers, aux immigrés, aux Roms, la course au « toujours plus », à la compétition, la dictature des marchés financiers et jusqu’aux acquis bradés de la Résistance - retraites, Sécurité sociale... Pour être efficace, il faut, comme hier, agir en réseau : Attac, Amnesty, la Fédération internationale des Droits de l’homme... en sont la démonstration.
Alors, on peut croire Stéphane Hessel, et lui emboîter le pas, lorsqu’il appelle à une « insurrection pacifique ».
Sylvie Crossman
Stéphane Hessel, né à Berlin en 1917. Normalien, Français libre, déporté, diplomate en poste à New York, à Saïgon, à Alger, à Genève. Proche collaborateur de Pierre Mendès France, de Pierre Abelin, de Michel Rocard, il a été membre de la Haute Autorité pour la communication audiovisuelle (1982-1985) et du Haut Conseil pour l’intégration (1990-1993) et a représenté la France à la conférence mondiale de Vienne pour les droits de l’homme, en 1993. Il a été membre du « collège des médiateurs » pour les sans-papiers de Saint-Bernard.
Tarif : 3 €