La Compagnie du Vent, spécialiste montpelliérain de l’éolien racheté par Suez à l’automne dernier, multiplie les projets, et embauche à tour de bras. Après être resté stable en 2006 et 2007 (une cinquantaine de personnes), l’effectif va passer à 100 personnes dès cet été. Et il devrait grimper à 270 personnes à l’horizon 2014. Le CA devrait suivre la même courbe : la société table sur 19 M€ en 2008, après avoir réalisé 11,3 M€ en 2007.
141 éoliennes offshore. Selon Pierre Lagrandé, directeur adjoint, « cette croissance est liée à trois facteurs : à la construction des projets éoliens,mais également au développement du photovoltaïque et des biocarburants ». La Compagnie du Vent, qui exploite aujourd’hui une centaine d’éoliennes, table sur un parc de 600 éoliennes d’ici 2015, soit 1600 MW. Les permis pour une vingtaine de projets sont déposés. Le plus ambitieux : l’implantation de 141 éoliennes offshore, au large de la Seine-Maritime (cf. La Lettre M n° 1014). Représentant un investissement de 1,5 Md€, et une puissance de 705 MW, il constitue le projet connu le plus important déposé à ce jour en France. « Nous espérons un début du chantier pour 2011 », confie Pierre Lagrandé.
Biocarburant. La Compagnie porte un autre projet de diversification : la construction d’une usine de biodiesel sur le Port Autonome de Marseille. « Le projet est en cours d’instruction par la Drire. Le permis est déjà déposé », révèle
Pierre Lagrandé, qui espère une réponse pour la fin 2008. L’investissement, là aussi, est conséquent : 60 M€. La société montpelliéraine planche également, à l’horizon 2012-2018, sur une deuxième génération de biocarburant, avec la construction d’une nouvelle usine à la clé.
Mathilde Pastor