L’énergie éolienne va doubler en L.-R.

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Eoliennes013.jpg - © C. Cambon
France Énergie Éolienne (FEE), la branche ad hoc du Syndicat des énergies renouvelables, évoquera ce 3 juin à Nîmes l’avenir de l’éolien en L.-R., où 29 parcs affichent 326 MW (*). Le vent reste porteur : certes, la région, pionnière, est devancée par la Lorraine et le Centre. Mais la puissance installée doit doubler à court terme, car huit parcs (62 MW) sont en chantier et 21 permis de construire accordés (280 MW).

Ces chiffres n’empêchent pas la frustration des acteurs du vent. Charles Dugué, fondateur du conseil Wind Dynamic (Mauguio) et président national de France Énergie Éolienne : « À l’échelle mondiale, malgré la crise, les perspectives sont très bonnes...

 

 

L’Union européenne et le Grenelle fixent des objectifs très élevés. Mais nous ne sentons pas en France une vraie politique de développement. Et en L.-R., c’est un peu plus compliqué qu’ailleurs de faire accepter les projets. »

Futur schéma régional. « La région a un potentiel très fort, mais beaucoup de parcs sont bloqués par des recours », confirme Cédric de Saint-Jouan, directeur délégué de Ventura (Montpellier, 40 salariés) et vice-président de FEE. Ventura étudie des projets de parcs de 12 MW dans l’Hérault et le Gard. La Compagnie du Vent (Montpellier) affirme travailler en région sur 350 MW, dont les demandes de permis seront déposées dans les deux ans. L’avenir passera obligatoirement par la définition de « zones de développement éolien » (ZDE). Sept, approuvées par les préfectures, permettent d’installer 248 MW. Mais si la Drire instruit onze dossiers et recense 27 projets. Aucune ZDE n’a été approuvée depuis un an. La future loi Grenelle I, discutée en 2ème lecture à l’Assemblée jusqu’à la mi-juin, prévoit la définition d’un schéma régional des énergies renouvelables dans l’année suivant son adoption. S.B. (*) à la fin mars 2009, selon la Drire, la direction régionale de l’industrie.