ASF a présenté officiellement, jeudi 12
juillet, le projet de déplacement de l'A9 tel que l'État l'a approuvé,
après 25 ans de guérilla juridique. Les travaux démarreront mi 2013.
L'A9 au niveau de l'échangeur de Montpellier Est. Crédit photo: ASF
Le projet de déplacement de l'A9, validé par le
gouvernement Fillon à l'automne 2011, vise à sécuriser un trafic estimé à
105 000 véhicules par jour, dont 20 % de poids lourds.
Le projet présenté par ASF s'étend sur 25 km,
entre Saint-Géniès-des-Mourgues (34) et Fabrègues (34), dont 12 km de
section neuve.
ASF en évalue le coût, en tant qu'opérateur de l'État, à 642,5 M€.
"Nous voulons résoudre
le problème que pose l'absence de rocade à Montpellier, souligne
Salvador Nunez, directeur de l'opération pour ASF. Le but du projet est
de séparer le trafic de transit et le trafic local, pour moitié-moitié
environ."
Le projet prévoit un aménagement de 9 km à l'est
et de 4 km à l'ouest configuré de sorte à réserver un axe au trafic de
transit au centre, et un 2e axe à la desserte de l'agglomération
montpelliéraine.
Le système de péage sera lui aussi transformé :
le trafic de transit se prolongera sans aucun arrêt jusqu'à la frontière
espagnole; le trafic local passera par un nouveau péage qui sera
construit au niveau de Baillargues (alors que l'ancien péage de
Gallargues sera démantelé).
Les acquisitions foncières nécessaires au
déplacement du projet s'élèvent à 210 ha, bien qu'ASF affirme travailler
pour les limiter à 180 ha.
Relativement prudent sur la question, Salavador
Nunez indique que les retombées économiques, tout au long du chantier
censé durer 5 ans, seront gérées de sorte à "faire travailler le maximum d'entreprises de la région". Les consultations avec les professionnels des TP débuteront fin 2012.
Anthony Rey