Doit-continuer à financer la culture en temps de crise ?
Publié le 26 Janvier 2009
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Michael, 22 ans, est CONTRE
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Colette, 44 ans, est POUR
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vlad, Nizas
Les programmes culturels aident des gens à maintenir le bon esprit en mauvais moments. Les bons temps ne viendront jamais si on néglige la culture.
gilbert, agde
mais soyons sélectif
alain-claude, le Cap d'Agde
ça dépend de quelle culture on parle: si c'est la culture qui touche tout le monde : OUI
si c'est celle qui est payé par tous et qui ne toche que quelques uns, les plus cultivés, NON
Prenons l'exemple de l'Opera, une minorité toujours la même, en profite en payant 10% du prix de revient du spectacle, les 90% restants sont payés par les languedociens qui n'y mettent pas les pieds. "" Je suis contre ce genre de subvention. Sans compter que sont directeur touche plus de 35000 euros par mois. Est-ce justifiable? Est-ce raisonnable en temps de crise? On pourrait loger tant de monde avec ce gâchis pour les nantis
Alain, Soubès
La culture ce n'est pas que les beaux arts et belles lettres même si cela est très important. La culture c'est tout ce qui permet à un Homme de comprendre le monde pour agir sur lui. Si aujourd'hui on supprime le peu d'aide (je parle n"national" confondu) pour permettre aux plus démunis "d'accéder à la culture" c'est contribuer à aggraver les inégalités entre ceux qui "peuvent connaître et savoir" et les autres. Toutes les statistiques démontrent que les plus démunis vont rarement au concert, théatre, visitent peu les musées. La lecture et l'écriture -outil de pouvoir- doivent plus que jamais être promu.
Ninie, Pézenas
Je suis très curieuse de connaître le résultat de ce sondage... ? et son enjeu aussi ?
daniel, béziers
La culture pour moi c'est comme une hygiène de vie ! il est trés important de la conserver surtout par les temps qui courent !!
patrice, bedarieux
1 boulanger qui se plante il se demerde eux ils peuvent planter autre chose
Marienoelle, Montpellier
À priori, elle peut en effet paraître inutile, coûteuse et surtout sans intérêt économique.
Pourtant c’est cette même Culture qui cultive le meilleur de soi-même et permet de supporter la fadeur, les souffrances et la médiocrité en s’évadant du quotidien.
Son aspect préventif, social et curatif s’accroît donc en période de récession. De plus, il ressort clairement des « Conclusions sur la contribution des secteurs culturel et créatif à la réalisation des objectifs » de Lisbonne, que
« Culture et Économie ne s’excluent pas, d’où la nécessité d’une action ciblée pour soutenir et accroitre le potentiel qu’offrent les secteurs culturel et créatif pour la croissance économique et l’emploi en Europe.
Vive la culture et qu'elle devienne accessible à tous!
Ged, Nébian
Comment peut-on poser cette question alors que rien n'est plus essentiel que l'évasion, quelle qu'en soit la forme: lecture, écriture, peinture, musique... Cette période décidera sans aucun doute de la relation future entre public et culture, n'abandonnons pas le combat ! Ecr. L'inf. !!
Pascal, Saussan
Il est vrai que la culture est un vaste champ d'exploration, de quelle culture parle-t'on ? Au niveau national le budget culturel est principalement attribué au patrimoine et aux grands Opéras et Orchestre, à l'Elite et au clinquant, à ce qui fait briller l'image de la France, à ce qui attire les visiteurs. Passé les enluminures que nous reste t'il pour exprimer nos diversités ?
Arts plastiques, Spectacle vivant, toutes ces personnes qui à travers l'expression d'une identité culturelle et locale font vivre une "culture non Etatisé" serait'elles condamnées à la pensée unique ?
Le désinvestissement des entités locale et de terrain tel que le Conseil Général conduira progréssivement à un appauvrissement de la culture. La culture intensive nous a nourri après guerre, et nous appauvri aujourd'hui, désertification, déruralisation, chômage et misère sociale sont les conséquences de cette culture unique, nous retrouvons le même état de fait dans l'Industrie.
La crise ne doit pas être un facteur d'érradication de la "bio-diversité culturelle" et le Conseil Général ne doit pas être son bras.
MAGALI, MONTAGNAC
Bien sûr, il faut continuer à financer la culture en temps de crise ! On l'oublie trop souvent, mais la culture est également un levier de développement économique, de par les nombreux emplois qu'elle génère (artistes, médiateurs, chargés de communication, bibliothécaires...) et les retombées économiques qu'elle engendre - la récente étude menée par la région Languedoc-Roussillon sur ce même thème est très éloquente.
Mais outre l'aspect économique qui n'est pas à négliger, la culture est surtout génératrice de lien social entre les individus. Elle incarne notre identité, notre créativité et notre être tout entier, toutes ces notions si importantes en des périodes difficiles. La culture est d'utilité publique et c'est en cela que les collectivités doivent continuer à lui apporter leur soutien financier.
Marc, Montpellier
Cesser de financer la culture c'est admettre que celle ci est une fantaisie, un petit supplément sans grande importance.
La culture, me permet de respirer, de vivre.
Sans culture sans elle ce serait l'obscurité et le silence.
J'aime tellement la lumière et les voix qui s'élèvent.
Henri, OCTON
C'est absolument nécessaire . La culture , tout autant que l'économie , doit être soutenue et financée . Elle constitue la possibilité, pour les groupes et les individus ,
d'être pleinement citoyens , de comprendre et d'analyser les comportements humains,
les rouages de la société . Elle aide le citoyen à se forger son libre-arbitre , à sémanciper et à echapper à l'inféodation et à la dépendance intellectuelles si insidieusement , négativement dispensées par les médias aux mains des pouvoirs .
Vive la Culture pour tous, tout le temps : se cultiver est un droit fondamental et un devoir pour échapper à l'obscurantisme ! Plus d'argent public pour toutes les formes de culture, les pratiques culturelles, l'éducation populaire, l'accés à la culture pour tous ! La santé, l'emploi , l'éducation, la formation , la CULTURE , ce sont les droits que devraient garantir les politiques publiques pour tous les administrés !
luc, nébian
la culture est le seul moyen de surmonter "l'horreur économique" de la crise.C'est le bien le plus précieux parce que justement le moins "utile" dans le sens mercantile du terme.
Jean-Marie, Aniane
Si l'on en juge par le niveau des réponses des personnes qui sont contre financer la culture, alors oui, c'est très important, surtout pour eux.
KAMEL, St jean de cuculles
je ne crois pas qu'il faille argumenter sur ce sujet, cela va de soit qu'il faut financer la culture, ou lui donner les moyens d'exister.
La question c'est financer quoi? La culture conventionnée, la culture Télé ou la masse d'artistes émergents, de qualité, originaux. Véritable masse cachée par une standardisation massive d'un système culturel qui n'est qu'une face de plus du visage consumériste, avide de profit de la société d'aujourd'hui.
elliot, montpellier
Ah, j'ai oublié;
Allez sur youtube/musique/montpellier-paris/elliot vous me verrez au piano,chanter la chanson que j'ai composée en honneur de montpellier -sans AUCUNE subvention ! Dommage, car il faudrait de l'aide pour une plurande diffusion !
elliot, montpellier
O.K. pour tout ce que l'on dit sur l'importance de la "culture" dans une société, mais ce n'est pas dans les pays qui dépensent le plus d'argent publique où on trouve la culture la plus répandue, ne la "meilleure". Le concepte "culture" est flou, l'argent publique est précis. Il y a culture, et beaucoup même,dans les pays où il n'a pas de ministère de la culture, ni un kopek d'argent publique dépensé pour la financer.
Pensez à la Kultur nazi, ou à l'art soviète!
elisabeth, LISSIEU
Definition de la culture d'abord??? Le respect de chacun pour la culture de l'autre,rôle de l'école ?
Savoir,terreau sans lequel on ne peut parler de culture. Qualité, créativité mais sur quelles bases?
Enfin Financer la culture ...oui mais comment?
En somme je souhaiterais que les sujets soient abordés dans le bon sens et que certains arrêtent de "prendre la grosse tête" parce qu'ils jouent un peu de musique
L'humilité, l'enthousiasme,la constance,la soif de transmettre et d'apprendre
Voilà ce qu'il faudrait dans notre société comme qualités et cela n'est pas une question de prix
Virginie, castelnau de guers
La culture est un élément fondamental dans la construction de l'identité de l'homme. Loin des strass et des paillettes, c'est un partage entre des hommes. Elle peut prendre différentes formes : très ouverte ou très fermée, du cinéma ou au spectacle vivant, de l'intimiste au grand public. L'important c'est qu'elle pose un regard !
L'action culturelle permet au travers de son action d'évoquer des valeurs, de défendre des opinions, mais aussi de développer son propre sens-critique sur notre société et notre vivre-ensemble. Dans toutes ses composantes, elle est un miroir de diverses pensées.
Sans culture, pas de création, pas d'imagination, quel partage, et quelle évolution ?
Absolument convaincue du pour !
gerard, beziers
Merci à Jean Paul d'avoir développé et défendu certains cas. Je note que pour une question je fais part de mon opinion en 3 trois lignes alors que Jean Paul a besoin de 47 lignes pour défendre une minorité. Qu'en serait-il de sa prose sur la pauvreté dans le monde?
christian, st felix de lodez
il me semble que l on doit faire en fonction de ces moyens financiers lorsque les finances de la commune le permettent on peut financer la culture et a l inverse quand l argent manque et bien on fait avec ce que l on a et en ce temps de crise il y a certainement d autre priorité comme de s occupper des plus demunis ou des anciens qui sont dans le besoin
MARC, Béziers
Il faut juste savoir ce que l'on nomme "Culture". Si ce mot correspond à ce qu'il représente dans les institutions tel le ministère de la culture, alors il ne faut pas financer d'avantage des projets qui s'adressent à un nombre réduit de personnes, qui pour la grande majorité ont les moyens de leurs loisirs.
Par contre si on se tourne vers d'autres expressions "moins nobles", qui ont la véritable volonté de s"adresser au plus grand nombre, alors oui car cela est signe de richesse, on fera travailler des artistes qui en ont besoin et non des rentiers de la culture, qui s'étouffent quand ils ont du monde devant eux.
Et comme on sait que le pouvoir de financer est entre les mains de ces gens alors assez d'argent comme ça.
Marc
elliot, montpellier
Les petites gens, les "trotte-menu" croient que ce n'est que les "riches" qui paient l'impôt, et, donc, fournissent les fonds distribués par toutes les instances de France à "la culture".
C'est, naturellement faux. Tout le monde, riche et pauvre, directeur de banque ou chômeur , jeune ou vieux,par l'intermédiaire de la TVA ou d'autres multiples taxes et prélèvements, donnent bon gré mal gré, un trop importante part de ses revenus à l'Etat et à ses multiples structures locales.
Il reste bien trop peu d'argent à la majorité des gens pour qu'ils décident , en toute liberté, quelles sont leurs priorités, en tout état de cause.
L'élu, quelqu'il soit; est divorcé de la réalité de par des propres émoluments (augmentés honteusement à l'abri du regard publique), ainsi de par l'importance des sommes dont il dispose.
L'argent corrompt,et je n'octroie pas aux élus et autres fonctionnaires ke droit de donner l'argent de mes prélèvements pour subventionner un secteur aussi flou que l'ART.
Néro jouait du violon pendant que Rome brulait!
Jean-Paul, Montpellier
Ne pas financer la culture revient à nier la valeur du patrimoine d'un pays et des arts en général. La culture, c'est l'expression même de la vie, de la diversité et un puissant vecteur de lutte contre la pensée unique. C'est aussi, parfois,déranger pour faire "bouger les limites". En d'autres temps, les nazis brûlaient les livres et la citation "quand j'entends le mot culture, je sors mon revolver", est la preuve, s'il en est besoin, preuve que la culture est aussi l'ennemi absolu du mal. Petite précision culturelle et historique: la paternité de cette citation faussement attribuée à Göring, Goebbels, et d'autres , revient à un écrivain allemand, Hanns Johst (1890-1978), lui-même national-socialiste, qui est l'auteur de cette formule qu'il a placée comme réplique d'un personnage de l'une de ses pièces de théâtre intitulée "Schlageter" (1933)." (Wikipédia) - Elle a été effectivement reprise par B. von Schirach, comme par d'autres nationaux-socialistes, dans un meeting de propagande.
Passé ce petit aparté hautement culturel, n'en déplaise à Gérard, la caisse des intermittents du spectacle, est un système, unique au monde, dont la finalité était de prendre en compte le fait que la créativité ne pouvait pas répondre aux règles de productivité et de rentabilité immédiate tel que l'exigent nos sociétés modernes. Elle a donc été créée afin de soutenir et de subventionner les spécificités des métiers du spectacle vivant et du cinéma. Si le système a pu être dévoyé par certains, voire par pas mal de professionnels qui ont "pignon sur rue", hé oui, il est plus facile de payer les jours travaillés et de demander à l'Assedic d'entretenir l'artiste ou le technicien le reste du temps, il n'en demeure pas moins que le terme "intermittent du spectacle" signifie chômeur, donc travailleur en recherche permanente d'emploi. Ce n'est donc pas un métier en soi mais un système d'indemnisation destiné à compenser le fait que les entreprises spécialisées dans ces activités ne peuvent pas supporter la rémunération permanente de salariés, et donc, à compenser la précarité de ces professions. Ce statut a aussi vocation à supporter et aider à la création artistique, à la formation qui se fait bien souvent sur le tas (je pense aux techniciens) et n'est pas comprise dans le "cachet", aux répétitions qui ne sont pas non plus rémunérées la plupart du temps...
Mais Gérard devrait être satisfait s'il suivait un peu l'actualité sociale de ce secteur, le système a pratiquement été mis à mal au fil des années, ceci depuis plus de 20 ans, la plupart des intermittents dont le statut était le plus précaire ont été refoulés vers le RMI, et les budgets qui permettaient de créer un réservoir d'emploi et leur permettre de travailler plus régulièrement ont été réduit à une peau de chagrin, voire supprimés. Dans la foulée, quelques compagnies qui vivotaient ont aussi du cesser leur activité! et d'autre vont le faire dans les années à venir, tant l'époque devient difficile et les subventions rares.
la culture est presque toujours déficitaire, c'est l'axiome de départ, ce n'est pas un produit rentable au premier degré, mais si des mécènes ont existé de tous temps, c'est bien parce que sa richesse se trouve ailleurs.
J'ajouterai quand même un bémol. Les politiques culturelles se tournent trop souvent vers l'élitisme et les artistes reconnus. D'autre part, on constate, surtout chez Les politiques, une trop forte propension à consacrer des budgets pharaoniques à quelques sociétés de communication bien implantées pour l'organisation de spectacles événementiels et, finalement, ne laisser que des miettes aux manifestations vraiment culturelles et à la découverte de nouveaux talents.
à ceux qui disent que la culture n'est destinée qu'à une élite, je réponds que c'est une question d'éducation. Si cette démarche est intimement liées à la culture familiale, elle devrait aussi être accompagnée d'options politiques pour démocratiser l'accès à la culture et la rendre abordable dans tous les sens du terme.
Enfin, prétendre qu'il faut suspendre le subventionnement de la culture en temps de crise économique est à peu près comparable à l'envie d'arrêter de fumer. Ce n'est jamais le bon moment et on se donne toujours une bonne raison pour ne pas le faire. Sic!
Aline, Montpellier
OUI encore et toujours, financer la culture avec les deniers de ceux qui ont la chance de pouvoir payer des impôts, c'est permettre à ceux qui n'en ont pas les moyens d'y accéder plus facilement! La culture, par temps de crise, c'est ce qui permet de garder espoir, de s'évader du quotidien parfois morose, mais aussi de s'ouvrir aux autres, pour les plus jeunes qui n'y auraient pas accès, par le biais de l'enseignement artistique, largement financé par le département sous plusieurs formes, de comprendre la tolérance, la diversité des goûts, des opinions, des origines! Ils seront les citoyens de demain et la culture leur patrimoine commun! Si on ne la réserve qu'à une certaine élite, faute de budget, on peut craindre pour l'avenir de la démocratie!
gerard, beziers
A voir où l'esprit nous a mené, en temps de crise, il faut favoriser le concret et se retrousser les manches. Quel scandale que la caisse des intermitents du spectacle. Cela me pouse à dire que temps qu'il y aura des naves les affranchis mastèguerons..
GUYLAINE, BEDARIEUX
Il faudrait que les personnes aux revenus modestes et aux ressources faibles puissent bénéficier de prix réduits ou à la gratuité de certaines manifestations ou des spectacles pour permettre à la culture et se divertir même en temps de "crise", car cela permet de s'évader, se divertir, s'amuser, de sortir du quotidien durant un moment. Il faut ainsi éviter la déprime ou la morosité au sein des foyers. Vive la culture pour tous...
Ingrid, Bessan
LA culture est le moteur de nos societés et contrairement à ce que j'ai pu lire elle n'est pas réservée qu'aux "hautes sphères"!Il suffit de savoir ouvrir nos yeux et nos esprits surtout! C'est notre patrimoine,nos valeurs, notre idendité, notre évolution.Il faut préserver tout cela et le transmettre aux futures générations parce que c'est leur Histoire,notre Histoire!Je pense que cela permet aussi de s'évader et d'échapper à ces temps si moroses!
Etant dans le domaine culturel je vous assure que ce n'est pas celui qui pompe le plus d'argent aux départments ou régions ou meme à l'Etat!...
Ghyslaine, Juvignac
A mon sens, il est impératif de soutenir la culture, sous toutes ses formes. Elle ne doit pas être considérée comme un accessoire, inutile en temps de crise, mais bien comme indispensable. Elle participe à l'intelligence individuelle mais aussi collective, à l'ouverture d'esprit, à la connaissance (de soi et des autres). La culture est une nourriture ; elle développe les sens et ouvre le coeur. Le beau et le bien sont indispensables à nos vies. La sensibilisation à la culture devrait être largement proposée dès le plus jeune âge dans les écoles : tout le monde n'y a pas accès naturellement et elle fait partie de l'instruction globale.
Merci au Conseil général de maintenir son soutien à cette culture qui apporte tant !
Lionel, Montpellier
La culture est le socle d'une civilisation. Sans culture, point d'avenir...
Claude, Jacou
Je comprends que certains soient pour, en particulier la grande majorité des gens qui ne paye pas d'împôt ! Pourquoi économiser puisque cela ne coûte rien !!!
Moi qui contribue, je suis contre ces dépenses, surtout en temps de crise.
De plus, les subventions sont distribuées sans grand discernement et de nombreuses troupes qui s'autoproclament "artistiques" ou "culturelles"; qu'en restera-t-il dans 10 ou 20 ans !
Enfin, la culture n'est pas dans les attributions des Départements.
georges, Balaruc le vieux
Bien sûr que l'on doit continuer à financer la culture, et plus que jamais ! La culture est un vecteur trop souvent ignoré par le pouvoir parisien, alors qu'elle est vecteur d'enrichissement dans ces temps ou tout passe par l'ordinateur, et le "people" la culture c'est le contraire du "Copier - Coller" allons trouvons des idées pour nous sortir de cette crises...
François, ALIGNAN DU VENT
La culture est le moyen de communication, et donc de transmission aux autres d’idées pouvant toucher à tous les domaines de la vie individuelle, familiale, ou sociétale. Ces idées peuvent s’exprimer de diverses manières artistiques ou littéraires, et sont perçues par chacun selon ses propres idées et aspirations. La culture est un trésor indispensable à l’humanité qui se veut libre, solidaire et fraternelle.
La culture a un coût non négligeable. Ce sont surtout les moyens matériels de transmission qui ont un coût (salles, sécurité des personnes, main d’œuvre, entretien des installations…). Faut-il sacrifier la culture en temps de crise ?
Il n’appartient à personne ni à aucune collectivité de décider de mettre un frein à la culture. Quelle que soit la situation économique d’une société la culture doit rester créatrice et ouverte à tous. Ceci est d’autant plus vrai à notre époque moderne dont les contraintes matérielles conduisent l’individu dans un isolationnisme de plus en plus prononcé, le premier maillon de la communication, la cellule familiale, ayant éclaté.
Financer la culture ne peut et ne doit pas être, car ce serait la priver de la liberté indispensable à son expression, quelle que soit la forme de cette expression. Financer une aide à sa transmission, sous une forme adaptée, et avec des moyens strictement limités à l’indispensable est ce que la société doit réaliser ; et ce quels que soit les niveaux des collectivités concernés, de la plus petite commune jusqu’à la Nation, voire plus encore avec l’UNESCO.
Encore faut-il le faire avec beaucoup de sérieux, et c’est sans aucun doute dans ce domaine qu’il y a beaucoup d’économies à réaliser, en temps de crise en particulier. Il serait trop long d’énumérer toutes les causes de dépenses malvenues mais on peut citer quelques principes qui devraient plus largement être appliqués :
- Aider la culture ne doit pas conduire à la rémunération de ses auteurs : ils seront rémunérés par la transmission de leurs créations s’ils intéressent un public. Cela concerne particulièrement les comédiens ou autres interprètes d’œuvres théâtrales ou musicales. Un peintre ne vit de sa peinture qu’à partir du moment où il commence à plaire à un public ; un écrivain vit de sa plume à partir du moment où il vend ses écrits ; il doit en être de même pour toutes les formes de la culture, que leurs acteurs soient comédiens, chanteurs ou autres.
- Aider la culture c’est fournir aux créateurs des moyens matériels strictement adaptés à la diffusion de leurs œuvres, parfois à leur réalisation. Cela peut prendre diverses formes comme le prêt d’une salle adaptée avec les personnels qui ont les charges de son fonctionnement et pour un temps limité, le prêt d’une scène, l’aide à l’accès temporaire à une portion de galerie d’exposition privée ou dans un musée, l’édition gratuite d’un article ou d’une BD dans un périodique de la collectivité, le prêt d’un stand adapté lors d’une foire expo, etc. Cela peut prendre la forme d’un remboursement partiel de dépenses effectuées pour la réalisation d’une manifestation festive.
- Aider la culture c’est éviter les gaspillages en évitant les saupoudrages qui satisfont à la fois tout le monde et personne ; en évitant les doublons, les aides disproportionnées, les injustices pouvant être issues des goûts ou tendances personnelles des décideurs. Cela nécessite donc une bonne concertation en commissions réunissant tous les niveaux de collectivités, ces commissions ayant bien sûr préalablement étudié chaque dossier de demande d’aide. Il va de soi qu’une commission doit statuer sur le sérieux du projet et non sur son fond ni sur sa forme (exception faites de thèses estimées contraires à l’ordre public et moral, ou extrémistes). Ne chargeons pas nos élus de tâches qu’ils ne pourront jamais assumer seuls car aucun n’a la science infuse, mais acceptons de participer avec sérieux à des commissions qui pourraient nous être proposées par ces mêmes élus.
Les hommes et femmes de toutes sociétés sauront toujours vaincre beaucoup de difficultés matérielles de la vie de tous les jours, parfois juste en retrouvant un peu de solidarité et de fraternité ; cela fait partie de leur nature ; ils l’ont juste un peu oublié dans des sociétés qui développent sans doute un peu trop l’assistanat. Mais ils ne sauraient être privés de l’accès à la culture qui repousse tous les jours un peu plus loin leurs horizons. Il est donc nécessaire d’aider à la diffusion de cette culture qui doit demeurer plurielle et sans limites. En temps de crise il est simplement plus nécessaire encore de le faire avec intelligence et équité.
frederic, st georges d'orques
Je suis adhérent d'une MJC où je peux encore pratiquer toute l'année des activités culturelles qui m'enrichissent pour un prix très abordable.
Je viens d'apprendre que par manque de subventions suffisantes à son fonctionnement pour raison de crise, ma MJC risque de disparaître l'année prochaine. La fermeture de ce genre de lieu serait une catastrophe pour moi, mais pour beaucoup d'autres aussi.
Dans cette période difficile et morose, que va-t-on devenir si on nous prive en plus de ce qui enrichit notre triste quotidienneté ?
jacques, beziers
le departement ferai mieux de depenser l argent du contribuable a reparér les routes.la culture ne concerne qu a donner de l argent a des sois disant artistes ou groupes de danses pour quelques bobos en mal de cultures!
françois, montpellier
Si je peux me permettre une remarque aux rédacteurs, il est assez singulier de présenter l'action culturelle du département comme étant facultative. C'est une interprétation qui ne s'appuie pas sur grand chose, même si elle est effectivement partagée par certains.
La culture est restée, pour beaucoup d'élus, cette compétence optionnelle, facultative, cette "cerise sur le gâteau", belle expression imagée pour ne pas avoir à parler trop crument du dernier espace d'ajustement budgétaire.
Et pourtant, la culture n'a jamais eu un statut moindre ou spécifique par rapport aux autres champs de compétences des collectivités territoriales. A l'image de l'emploi, du développement économique, de l'environnement ou du sport (que l'on entend pourtant jamais remettre en cause), la culture fut, dès la deuxième loi de décentralisation du 7 janvier 1983, dans le même paquet que ces compétences incontournables et revendiquées.
"Les communes, les départements et les régions règlent par leurs délibérations les affaires de leur compétence.
Ils concourent avec l'État à l'administration et à l'aménagement du territoire, au développement économique, social, sanitaire, culturel et scientifique, ainsi qu'à la protection de l'environnement et à l'amélioration du cadre de vie.", disait l'article 1er de la Loi Deferre II.
La culture n'y était même pas la dernière roue du carrosse, et elle l'est encore moins désormais, puisque la dernière rédaction en date de l'article (devenu l'article L1111-2 du Code Général des Collectivités territoriales) s'établit comme suit :
"Les communes, les départements et les régions règlent par leurs délibérations les affaires de leur compétence.
Ils concourent avec l'État à l'administration et à l'aménagement du territoire, au développement économique, social, sanitaire, culturel et scientifique, ainsi qu'à la protection de l'environnement, à la lutte contre l'effet de serre par la maîtrise et l'utilisation rationnelle de l'énergie, et à l'amélioration du cadre de vie."
Favoriser le développement culturel n'est donc pas moins obligatoire, ou pas plus facultatif, que de favoriser l'emploi en général, que d'aider les entreprises à s'implanter ou à se maintenir, que d'encourager les bonnes pratiques environnementales, que de faire des campagnes de vaccination...
Seule reste posée la question de l'opportunité. En d'autres termes, vaut-il mieux miser sur la culture que sur le sport, l'environnement ou la santé pour développer un territoire et construire un cadre de vie harmonieux ? En quoi la masse énorme, et très rentable, d'emplois du secteur culturel (3% des emplois héraultais), et l'ensemble de la richesse que la culture génère (en recettes directes, en afflux touristiques, en économie locale) serait-elle optionnelle ?
Je rajouterai, pour ce qui concerne les départements, qu'ils disposent de compétences obligatoires, en matière de lecture publique et d'archives départementales, auxquels ils ne peuvent pas se soustraire, et de compétences encouragées en matière d'enseignement artistique et musical. Poser la question de maintenir ou non leur effort culturel, c'est donc poser la question, en fait, de l'opportunité du soutien à la création et au patrimoine.
La culture comme variable d'ajustement budgétaire, donc. Comme si, derrière la culture, il n'y avait pas d'emplois, de ménages qui consomment, se logent, et paient des taxes. Comme si, au delà même de l'émotion créée et des liens tissés, le financement de la culture n'était qu'un puits sans fond, un trou noir dans lequel s'évaporerait l'argent public.
Comme si un festival ne rapportait rien au territoire sur lequel il a lieu. Comme si un monument historique ne participait pas à la beauté et à l'attrait de nos paysages. C'est à ça que devraient réfléchir tout ceux qui pensent qu'il vaudrait mieux mettre de l'argent ailleurs.
Et que ceux qui croient, dans leur ignorance, que le financement de la culture ne sert qu'à une minorité aisée aillent donc se balader ailleurs qu'aux alentours des opéras. Ils y rencontreront les centaines d'autres manifestations, parfois très populaires. Et les milliers de leurs concitoyens qui pratiquent un art ou une culture en amateur, de toutes conditions sociales et de toutes provenances géographiques.
yves, séte
amusez-vous à comparer dans nos chers budgets municipaux et régionaux les sommes allouées au sport et celles consacrées à la culture. Cela pourrait faire réfléchir......au rôle de l'un et de l'autre dans l'évolution de nos sociétés. Si l'on voulait être cynique on pourrait dire qu'un artiste coûte moins cher à la collectivité.
La culture est notre trésor, prenons garde de ne pas le dilapider.
GERARD, sy geoges
dans ces temps de crise je pense que l'argent publique doit etre
exclusivement destiné aux competences obligatoires du departement ( le social )la culture ne remplissant pas les plats des plus demunis qui en plus ne frequentent pas habituellement les lieux de loisirs faute de moyens
michel, juvignac
NON. La culture comme vous l'appelez enfin si l'on peut appeler cela de la culture, moi j'appelerai plutôt cela des spectacles réservés à certaines personnes, je pense que l'argent perdu et ce depuis des années aurait pu et devrait servir à faire autre chose de plus bénéfique pour le bien être de certaines personnes comme les gens agés et à la comunauté et je pense aussi qu'il est facile de dépenser l'argent de ceux qui paient des impôts et qui ne sont pas forcément d'accord avec les décideurs de la région et tout ce petit monde qui navigue dans les hautes sphère de l'hôtel de région entre banquets et autres réceptions payés par ceux qui travaillent et qui paient des impôts
Natacha, Castelnau le Lez
La culture est essentielle à tous, sans elle c'est l'appauvrissmeent de l'esprit et la déprime assurés... En ces temps moroses, elle est plus que nécessaire et doit être accessible à tous.
Pierre, Paulhan
Oui, à la condition que les actions soient ciblées.
Pour moi, il s'agit essentiellement du patrimoine historique (pris dans son sens large) légué par nos anciens, que nous devons valoriser aux yeux de nos jeunes, pour qu'à leur tour, ils prennent conscience de la grande chaîne humaine qui a fait le pays dans lequel ils vivent.
gerard, beaulieu
doit on etre abruti en temps de crise?
CHRISTIAN, LE POUJOL SUR ORB
UN PAYS SANS CULTURE,EST UN PAYS OU TOUS LES PARTIS EXTREMISTES DE DROITE COMME DE GAUCHE,VONT RECRUTER.........
La culture est une veritable richesse,une veritable identite,la liberte,l egalite ,le fraternite.
1000 fois oui a la culture,sans frontieres!!
IRENE, VENDARGUES
Gilbert, Castelnau le Lez
Je suis très culturel, malgré tout, il faut bien reconnaitre que les énormes subventions attribuées à la Culture en général, profitent surtout à une élite qui pourrait fort bien s'offrir des places de spectacles non subventionnées.
Alors, en période de crise, je trouve particulièrement choquant et provocateur de distribuer des millions d'euros pour créer, par exemple un opéra qui ne sera donné qu'à quelques reprises.
Demandez donc à ceux qui n'ont rien dans leur assiette, si la nourriture culturelle ou spirituelle leur remplie l'estomac!
michel, bessan
IL Y A DES PROBLEMES BEAUCOUP PLUS GRAVES QUE DE FINANCER CERTAINES CULTURES QUI NE DURENT PAS FAUTE D4INTTERËT !
Amélie, Montpellier
La culture est essentielle, sans elle il devient difficile de s'évader. La contemplation d'oeuvre d'art par exemple nous amène vers le Beau et cela est nécessaire en ces temps difficiles, de sortir de sa condition pour voir des choses différentes.
guy, clermont l herault
la culture est indispensable surtout en temps de crise car elle permet a tout le monde de s instuire et de s evader de la morosite
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