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Olivier - C.Agrinier

L'olivier, arbre mythique des peuples de la Méditerranée

Originaire d'Asie Mineure où il était déjà cultivé il y a plus de 6 000 ans, l'olivier représentait l'arbre sacré pour la plupart des civilisations méditerranéennes. Il symbolisait de nombreuses vertus :

  • la sagesse par son aspect ancien et son tronc noueux ;  
  • la fécondité par sa capacité à repousser après le passage du feu ;
  • la longévité par sa durée de vie multicentenaire ;
  • l'abondance par la quantité de fruits qu'il produit.

OlivierLa culture de l'olivier a été introduite dans le Languedoc par les Grecs au VIième siècle av. J-C, mais développée et améliorée par les Romains. Les légionnaires ne manquaient jamais de planter du blé, des vignes et des oliviers lors de leurs campagnes, afin d'assurer les ressources alimentaires de l'Empire. C'est à partir de cette époque que se développe le " régime méditerranéen ", aujourd'hui très prisé pour ses qualités gustatives et d'équilibre nutritionnel.

Désormais, l'olivier est surtout cultivé pour ses débouchés alimentaires. On distingue plus de 500 différentes espèces d'oliviers, mais chaque région a ses variétés spécifiques.

Dans l'Hérault, on cultive essentiellement la Lucques et la Picholine pour l'olive de table, et la Verdale pour l'huile. On utilise également des variétés spécifiques comme l'Amellau ou la Cayon, destinées à fournir les arbres pollinisateurs des autres variétés.

La technique de récolte est simple : on " peigne " les branches à l'aide de gaules pour en faire tomber les olives dans des filets étendus aux pieds des arbres. Une fois récoltées, les olives prennent, soit la destination d'un tonneau pour être trempées dans la saumure (mélange de sel et d'eau) et servies comme olives de tables, soit la direction d'un moulin où elles seront transformées en huile. Il faut alors compter 5 à 8 kg d'olives pour obtenir un litre d'huile.

La couleuvre de Montpellier

Découverte pour la première fois par le zoologue allemand Hermann à Montpellier en 1804, la couleuvre du même nom a sans doute pris un aller simple d'Afrique du Nord vers le sud de la France il y a à peu près 7 000 ans, lorsque les premiers agriculteurs se sont mis à défricher les forêts du Midi. Depuis, l'animal s'est fort bien acclimaté et affectionne particulièrement la garrigue.

Signes distinctifs 

C'est tout d'abord le plus grand serpent européen, puisqu'il peut atteindre 2 m 50 de longueur (queue comprise, évidemment…). La femelle est plus petite (1 m 40 en moyenne) que le mâle. Par ailleurs, c'est la seule couleuvre à disposer de crochets venimeux. Mais comme ils sont situés tellement loin à l'arrière de la mâchoire les risques de se faire injecter leur venin sont faibles. Celui-ci est en plus utilisé par la couleuvre pour faciliter la digestion des proies et non pour les tuer.

Le regard est marqué par une arcade sourcilière proéminente. Les écailles du corps sont de couleur brune sur le dos et jaune sur le ventre. Le mâle dispose en outre de plaques ventrales noires, qu'il utiliserait pour réguler la température de son corps.

Comment différencier une couleuvre d'une vipère ?

On distingue essentiellement ces reptiles par la forme de leur pupille : elle est ronde chez la couleuvre et en forme de bâtonnet vertical chez la vipère (comme celle d'un chat).

Par ailleurs, la tête de la couleuvre est plutôt arrondie, tandis que celle de la vipère est triangulaire et assez plate.

Enfin, la couleuvre est généralement plus grande (jusqu'à 2 m 50) que la vipère (80 cm en moyenne).

Pour rassurer les craintifs, sachez que la vipère aspic est rare dans le département, et qu'on dénombre en moyenne chaque année et dans toute la France un seul décès par morsure de serpent, bien moins que les accidents mortels liés aux piqûres d'abeilles ou de frelons.

Les serpents de l'Hérault : hormis l'aspic, ils sont pacifiques !

Mis à part la vipère aspic que l'on reconnaît tout de suite à ses yeux de chat, les serpents du département ne présentent pas de danger particulier et provoquent au pire un choc émotionnel ou une morsure douloureuse. Si vous les croisez au détour d'un chemin, ils sont de toute façon suffisamment démonstratifs pour vous faire comprendre que les approcher ne sera pas votre meilleure idée de la journée… Observez-les, admirez-les mais ne les touchez pas, et surtout ne les tuez pas. (source Bioviva)

Flamant roseLe flamant rose

Il n'est pas donné à tout le monde de profiter de la présence d'un animal emblématique tel que le flamant rose ! Sur les étangs de la côte héraultaise, on peut les observer en communauté de plusieurs dizaines d'individus.

Le rose lui va si bien

Saviez-vous que le flamant doit sa couleur à un minuscule crustacé aquatique ? Il est rose car il se nourrit d'Artémia, une petite crevette qui mange elle-même une algue rouge microscopique, la Dunaliella. La couleur rose permet au flamant d'impressionner la femelle au cours de la parade nuptiale, et ainsi de se reproduire. Sans ces micro-organismes, le flamant resterait blanc !

Parfaitement à l'aise dans l'eau salée

Seul échassier -oiseau à longues pattes - à posséder des palmures à ses doigts, le flamant rose est un très bon nageur. Il s'est parfaitement bien adapté aux lagunes côtières aux eaux salées. Il est d'ailleurs le seul à exploiter de façon systématique la richesse de ces milieux très particuliers.

Un grand migrateur

Trouvant suffisamment de nourriture et des conditions climatiques favorables au sud de la France, de nombreux flamants se sont sédentarisés. Cependant, tous les ans, une majorité d'entre eux migrent vers l'Italie, l'Espagne, l'Afrique du nord et le Sénégal, pour revenir en février-mars dans nos contrées.

Où les observer dans l'Hérault ?

On peut contempler des flamants roses sur toute la côte héraultaise. Ainsi, vous pourrez, dès les premiers jours du printemps, assister au merveilleux spectacle de la parade nuptiale. Il est conseillé de se diriger vers les Maisons de la Nature qui proposent des circuits, des activités et des visites guidées respectueuses de l'environnement.

Une fois les couples formés, ils sortent du Département et rejoignent le seul lieu de nidification en France qui se trouve en Camargue. Pour information, un observatoire est accessible depuis le chemin de halage sur l'étang du Grec près de Montpellier. Vous pourrez y admirer de près des flamants roses, mais attention ils sont craintifs. Alors approchez silencieusement, et admirez…

Le figuier

C'est en devenant agriculteur que l'homme fit ses premiers pas dans la civilisation, et le figuier fut un des premiers arbres à l'accompagner.

Le figuier domestique est né voilà plus de 5 000 ans, entre la Mésopotamie et la Mer Noire. Introduit chez nous par des Phocéens au VIième siècle av. JC, le figuier appartient aujourd'hui, avec la vigne et l'olivier, à la trilogie des plantes traditionnelles de la culture méditerranéenne.

Un arbre légendaire

La figue et le figuier ont depuis toujours fait l'objet de nombreux mythes. Extrêmement productif, cet arbre et son fruit symbolisent souvent la fécondité.

Un peu de botanique

La figue est un fruit mystérieux, car il semble se développer directement à partir du tronc, sans passer par le stade de la fleur. Pline, au 1er siècle après J.C, s'était d'ailleurs trompé dans ses observations à leur sujet. Mais cette fleur existe bien ! Seulement, elle est cachée et elle resta une énigme pour les botanistes jusqu'au XVIIIième siècle !

Dans le Midi, l'arbre peut atteindre une hauteur de 10 mètres contre 4 à 5 mètres dans le Nord. Mais dans les figuières, on cultive des arbres moins hauts pour faciliter la récolte.

Jadis planté quasi exclusivement autour de la Méditerranée, le figuier a depuis fait carrière dans de nombreuses autres régions. Si la Turquie, la Grèce, l'Italie, l'Algérie, l'Espagne et le Portugal figurent toujours dans le peloton de tête des pays producteurs, les U.S.A. font désormais partie de ce groupe, grâce aux producteurs californiens.

La culture du figuier en Languedoc-Roussillon est presque tombée en désuétude, et l'essentiel de la culture française se fait en Provence, qui produit 2 500 des 3 000 tonnes annuelles.

Avec une demande de 10 000 tonnes / an de figues sèches et de 5 000 tonnes / an de figues fraîches, la France n'est donc plus autosuffisante. Avis aux agriculteurs …