Vignoble

Vignes Villeveyrac - cg34

Des vignerons passionnés ont donné naissance à des vins d’exception sur le terroir héraultais

De la quantité vers la qualité

Après avoir privilégié pendant des décennies la productivité, les vignerons héraultais ont réalisé que leur salut viendrait de la qualité. Ils ont donc réduit les rendements, modifié l'encépagement et investi dans du matériel de pointe. Désormais, leurs vins rivalisent avec les plus grands crus français.

Par ailleurs, les viticulteurs locaux se tournent de plus en plus vers l'agriculture raisonnée ou biologique, faisant de la préservation de l'environnement l'une de leurs préoccupations majeures.

Un énorme potentiel

Les vignes de l'Hérault contribuent à faire de la région Languedoc-Roussillon le plus vaste domaine viticole du monde ! Le département dispose à la fois d'un climat favorable, d'une excellente exposition, d'une vaste gamme de cépages et d'une grande diversité de sols : tous les atouts sont réunis pour offrir aux consommateurs des vins riches, variés et d'excellente qualité, dans le respect du patrimoine naturel local.

En toutes saisons, le chatoyant vignoble languedocien égrène le paysage de sa palette de couleurs et de ses escarpements. La vigne est une culture, une civilisation profondément inscrite dans la mémoire confondue des paysages et des hommes, et aujourd'hui une dynamique pour l'avenir.

Les AOC : Saint-Chinian, Faugères, Minervois, Côteaux du Languedoc, Clairette du Languedoc,

Les muscats : Frontignan, Lunel, Mireval, Saint-Jean-du-Minervois.

Un peu  d’histoire

Vignoble BerlouArrivée par la mer

Au Vième siècle avant J.C., des Phocéens débarquèrent à Agde pour y installer une colonie et fonder la cité. Dans leur bagages, ils apportèrent la vigne, dont ils maîtrisaient déjà la culture. C'est ainsi que l'Hérault devint, avec Marseille, le berceau de la viticulture française. Mais les Phocéens ne se doutaient pas que cette plante allait profondément modifier les paysages, l'histoire et l'économie de toute une région. Rapidement, la culture de la vigne s'étendit jusqu'à Narbonne et Marseille.

Des vignerons Romains aux moines Cisterciens

Si les Grecs ont implanté la vigne, ce sont les Romains qui ont appris aux Gaulois à améliorer sa culture et la vinification. Le vieillissement en fûts de chêne semble toutefois une invention gauloise. Le vin local est bon et s'exporte de la botte italienne jusqu'à la péninsule ibérique.

Mais la chute de l'Empire romain au IVème siècle marque la fin de la " Pax Romana ", et la culture de la vigne dans la région tombe progressivement dans l'oubli. Il faut attendre le IXème siècle et la reprise du travail de la vigne par les moines Cisterciens pour que le vin reprenne une importance dans l'activité économique du département. Les monastères et abbayes sont alors entourés de vigne, car le vin est sacré et consommé lors des nombreuses cérémonies religieuses. D'ailleurs, bon nombre de cuvées actuelles portent encore le nom " d'Abbaye " ou de " Prieuré ".

Au XVième siècle, des écrits rapportent que la clairette du Languedoc, alors appelée "cleratz", est servie à la table de Louis XI, signe d'une production de grande qualité.

Au XVIième et XVIIième siècle, les techniques de culture et de vinification s'affinent, mais sans connaître de bouleversements majeurs. Faute de moyens de transports adaptés, la consommation de vin en France reste localisée sur chaque vignoble.

La révolution viticole du XIXième siècle

Avec l'accroissement de la demande, la construction des chemins de fer et du Canal du Midi, la culture de la vigne va connaître une croissance exponentielle au XIXème siècle. Le Languedoc-Roussillon est couvert de ceps de vigne, qui feront la fortune des grands propriétaires, notamment dans le Biterrois. L'Hérault vit par et pour le vin et connaît une période prospère.

Et vint le phylloxera

Malheureusement, un petit insecte nommé phylloxera va provoquer, à partir de 1856, la plus grande crise que le monde viticole français ait connue. Ce petit insecte détruit inexorablement la vigne, entraînant une dramatique chute de la production (en 1885, la production nationale de vin tombe de 80 à 25 millions d'hectolitres). Paradoxalement, l'Hérault est relativement épargné par la maladie, et profite même momentanément de la situation avec la hausse des cours. Mais les problèmes économiques que cette maladie engendre au niveau national, les nombreuses fraudes constatées, les terribles gelées de février 1956, la concurrence du vin italien, ainsi que les énormes volumes de vin algérien à écouler, sont autant de coups durs que les vignerons auront du mal à encaisser : les viticulteurs vont sombrer dans la crise. Manifestations et incidents jalonneront toute la deuxième moitié du XXième siècle.

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