La garrigue désigne un paysage sauvage et pourtant entièrement façonné par l'homme. Depuis leur installation dans la région il y a près de 5 000 ans, les hommes ont considérablement modifié ce couvert végétal, sous l'action conjointe du feu et des moutons.
Avant l'arrivée des premiers éleveurs-cueilleurs, le sol calcaire et le climat méditerranéen favorisaient les essences comme le chêne vert et blanc, qui formaient d'immenses forêts rejoignant le littoral et couvraient un sous-bois plutôt humide.
Le développement de l'activité agricole et pastorale a engendré un déboisement massif, afin de rendre les terres cultivables, de laisser pousser l'herbe et d'alimenter les troupeaux. Dès lors, les grands arbres cédèrent progressivement leur place à une végétation faite d'arbustes, de broussailles épineuses et d'herbes odorantes.
La garrigue tire son nom du chêne kermès, garric en occitan, arbuste robuste très résistant. Il y côtoie des amandiers, des figuiers et des oliviers sauvages.
Plus qu'ailleurs, les parfums accompagnent le promeneur. Thym, romarin, origan, sarriette exhalent leurs arômes. Le printemps couvre la garrigue de mille couleurs. Jaune des genêts d'Espagne, blanc des asphodèles, rose des cistes et des orchidées, bleu de la lavande, du romarin et de l'aphylante. L'Hérault recèle 57% de la flore française.










