Les oiseaux

 En photos

Le Hibou petit-duc (Otus scops)

  • Comment le reconnaître ?

    Le plus souvent grâce à son chant (tiout !). Hibou de petite taille (15 cm) à yeux jaune clair.

  • Pourquoi étudier cette espèce ?

    Les effectifs de ce petit rapace sont en diminution. Il importe donc de connaître sa fréquence et de vérifier la limite de sa répartition en altitude.

  • Comment observer cette espèce ?

    Essentiellement au printemps (à partir du 15 mars) quand son chant retentit le soir venu dans les campagnes et les villages. Se tient le jour dans les trous de mur ou les vieux arbres, souvent près des hommes.

La Chouette hulotte (Strix aluco)

  • Comment la reconnaître ?

    C'est la chouette qui hulule au coeur de la nuit, toute l'année mais surtout en hiver et au printemps.
    Le jour, elle se tient cachée dans des arbres creux, dans les lierres épais où elle est d'observation difficile.

  • Pourquoi étudier cette espèce ?

    Facile à entendre, l'enquête devrait permettre de vérifier si elle est présente partout dans le département, notamment dans l'espace des garrigues où les forêts sont moins présentes et plus jeunes.

  • Comment observer cette espèce ?

    Partout où il y a des arbres, y compris en ville. Mais c'est une compagne habituelle des forêts, surtout de feuillus (Chênes, Hêtres). Son chant est la meilleure façon de détecter cet oiseau très sédentaire.

Le Busard cendré (Circus accipitridus)

  • Comment le reconnaître ?

    C'est un rapace très élégant, aux allures de mouette, visible en été dans les landes, les garrigues, les zones cultivées. Le mâle est gris cendré, la femelle brune avec une tache blanche à la base de la queue.

    Le Busard Saint-Martin est une espèce proche (le mâle est gris clair avec une tâche blanche à la base de la queue, la femelle est comme celle du Busard cendré), mais il est plus montagnard (les 2 espèces cohabitent cependant sur le Haut-Languedoc) et se laisse observer en hiver (contrairement au Busard cendré qui n'est jamais chez nous entre octobre et mars) dans les garrigues ou en plaine.

  • Pourquoi étudier cette espèce ?

    Le Busard cendré est un oiseau peu fréquent du sud-ouest de l'Europe. Il est assez abondant dans l'Hérault mais sa répartition reste encore à préciser.

  • Comment observer cette espèce ?

    Souvent en vol léger à quelques mètres au-dessus du sol (son nid est au sol !), sur les garrigues, les landes, les champs. Visible de fin avril à début septembre.

Le Rollier (Coracias garrulus)

  • Comment le reconnaître ?

    Bel oiseau très bleu de la taille d'une tourterelle, au vol assez massif, visible aux beaux jours.

  • Pourquoi étudier cette espèce ?

    Le département de l'Hérault est sûrement un des plus fréquentés de France par ce magnifique oiseau. Mais il reste encore beaucoup de choses à apprendre sur sa répartition géographique.

  • Comment observer cette espèce ?

    Il arrive fin avril et repart en Afrique en septembre. Facilement observable sur les fils téléphoniques au bord des routes, près des vieux mas de garrigue ou de coteaux viticoles, sur les haies de gros arbres.

La Huppe (Upupa epops)

  • Comment la reconnaître ?

    De la taille d'un merle (mais paraissant souvent plus grosse) avec plumage jaune-roux et ailes bariolées noir et blanc. Les grandes plumes du haut du crane ne sont pas toujours visibles.

    Son chant (houpoupoup!) la signale de façon certaine.

  • Pourquoi étudier cette espèce ?

    La Huppe accompagne les activités humaines. Mais elle est en régression du fait de la disparition des vieux arbres, des vieux bâtiments et des activités traditionnelles de polyculture.

  • Comment observer cette espèce ?

    A partir du mois de mars (jusqu'au mois d'août) dans les endroits ouverts (les zones d'alimentation) ou près des vieux arbres (où elle établit son nid). Méfiez-vous des observations en mars et début avril sur le littoral qui concernent souvent des individus en voyage. L'enquête doit porter essentiellement sur les oiseaux installés sur leurs sites de reproduction.

Le Martin-pêcheur (Alcedo atthis)

  • Comment le reconnaître ?

    Aucun autre oiseau ne ressemble au Martin-pêcheur. Bleu sur le dos, orange sur le flanc, pattes et bec rouge vif, il ne quitte pas les bords de l'eau : rivières mais aussi étangs et lagunes et hiver. On le voit le plus souvent en vol rapide, direct, juste au-dessus de l'eau.

  • Pourquoi étudier cette espèce ?

    Le Martin-pêcheur est une espèce en régression à cause de la mauvaise qualité des eaux. Mais, dans l'Hérault, il est présent sur de très nombreuses rivières de plaine et de garrigues. Il semble plus rare en montagne où les sites de nid (les talus sableux au bord des rivières) sont peu nombreux.

  • Comment observer cette espèce ?

    Toute l'année. En restant un moment au bord d'une rivière, il est facile de l'observer, soit en vol, soit posé à l'affût sur une branche surplombant l'eau.

La Mouette rieuse (Chroicocephalus ridibundus)

  • Comment la reconnaître ?

    Oiseau de taille moyenne, au vol acrobatique. En été, la tête est brun chocolat, mais cette couleur disparaît en hiver où seules des traces sombres sont observables sur la nuque. Pattes et bec rouge sombre. La pointe des ailes noire est un bon critère.

    Attention de ne pas la confondre avec les goélands, nombreux sur le littoral, en ville et sur les décharges d'ordures, beaucoup plus gros avec pattes et bec jaunes.

  • Pourquoi étudier cette espèce ?

    Si les rares colonies de reproduction sur le littoral sont bien connues, la dispersion de la mouette rieuse en hiver (y compris sur les rivières, les lacs de montagne) dans l'arrière-pays est encore à préciser.

  • Comment observer cette espèce ?

    Sur toutes les zones humides (même les bassins en ville), mais aussi dans les labours. Souvent bruyante et en groupes.

Le Pic vert (Picus viridis)

  • Comment le reconnaître ?

    Le plus souvent à son cri, qui ressemble à un rire. Oiseau de la taille d'un pigeon, très vert, toujours près des arbres. Se nourrit au sol où il cherche des fourmis.

  • Pourquoi étudier cette espèce ?

    Sûrement répandu dans tout le département, mais sa répartition sur le littoral et dans les garrigues est mal connue.

  • Comment observer cette espèce ?

    Partout où il y a des arbres mais pas en forêt : bord des rivières, haies, lisières. Visible toute l'année.

Le Bruant proyer (Emberiza calandra)

  • Comment le reconnaître ?

    De la taille d'un moineau, assez rondouillard, jaune-gris uniforme. Vivant beaucoup à découvert dans les zones ouvertes, son chant - sorte de courte phrase peu variée et grinçante - le révèle à distance. Pourquoi étudier cette espèce ?
    Familier des zones agricoles de plaine, on connaît mal sa présence dans les zones plus bocagères et plus montagnardes.

  • Comment observer cette espèce ?

    Aux beaux jours, il chante perché sur un fil, un piquet, un petit arbre dans les paysages ouverts. Il est aussi présent en hiver dans les roselières.

Le Loriot (Oriolus oriolus)

  • Comment le reconnaître ?

    Malgré ses belles couleurs (mâle jaune d'or et noir, femelle vert-jaune et noir, bec rouge vif), le Loriot n'est guère visible, toujours caché dans les feuilles des arbres. Reconnaissable à son chant (court, très roulé).

  • Pourquoi étudier cette espèce ?

    On sait qu'il est plus rare (voire totalement absent) en montagne. La limite de sa répartition en altitude est un des enjeux de l'enquête sur ce bel oiseau migrateur (arrivée fin avril, départ en août.

  • Comment observer cette espèce ?

    En mai, juin et juillet, dans les zones de grands arbres où il faut écouter son chant.

    Au bord des rivières de la plaine où il est très abondant, on peut l'entendre toute la journée. Dans les forêts sèches, il est détectable surtout de bonne heure.

Le Rouge-gorge (Erithacus rubecula)

  • Comment le reconnaître ?

    Oiseau familier, très présent dans les zones boisées ou buissonnantes. Le brun-orangé de la gorge est très visible ; le chant (entendu toute l'année) est aussi très révélateur de sa présence.

  • Pourquoi étudier cette espèce ?

    Présent partout, y compris en ville, mais il n'est nicheur qu'en zones fraîches (montagne, bords de rivières). Mais en hiver, il est probablement dans tout le département.

  • Comment observer cette espèce ?

    Dans tous les endroits où existent des végétations buissonnantes (forêts, garrigues, bocage, parcs urbains, jardins, bords de rivières).

L'Hirondelle de fenêtre (Delichon urbicum)

  • Comment la reconnaître ?

    Petit oiseau presque toujours en vol virevoltant, dos noir avec croupion banc, flanc blanc uniforme ; queue courte.

  • Pourquoi étudier cette espèce ?

    L'Hirondelle de fenêtre se raréfie (grandes baisses d'effectifs), à cause des pesticides et des  architectures modernes. Une bonne carte de répartition dans le département serait très riche d'enseignements.

  • Comment observer cette espèce ?

    Dans les villes et les villages, où il faut observer (de mai à août) ses nids en terre maçonnée sous les rebords de toit. Souvent en petites colonies. Il existe aussi de rares colonies dans les rochers.

La Perruche à collier (Psittacula krameri)

  • Comment la reconnaître ?

    Grand oiseau (40 cm) vert à bec rouge et noir, à longue queue. Peu farouche, il colonise les villes. Seuls les mâles ont un collier fin et sombre.

  • Pourquoi étudier cette espèce ?

    Echappée d'élevage, cette perruche frugivore se répand dans les villes. Sa répartition dans l'Hérault est mal référencée.

  • Comment observer cette espèce ?

    En ville, dans les grands hangars (gares), les haies de platanes, les parcs. Visible toute l'année.