Milieu marin

Milieux Marins - Conseil général de l'Hérault

Les 90 km de côtes héraultaises offrent un milieu marin très riche, contrairement aux idées reçues. Sous l’eau, les fonds meubles, ponctués de quelques dalles ou éboulis rocheux, hébergent des écosystèmes qui jouent un rôle important dans l’équilibre écologique méditerranéen (herbiers de posidonies ou zostères).

La présence de nombreux nutriments et planctons permettent la cohabitation de plusieurs espèces à tous les niveaux de la chaîne alimentaire. Certaines, très fragiles, figurent sur la liste rouge des espèces menacées en France (UICN) :  la grande nacre, l’hippocampe, le mérou brun ou encore la tortue caouanne et le grand dauphin.

Liste des espèces proposées

A observer par plongée sous-marine

Sabella spallanzanii (Gmelin, 1791)

  • Nom commun : Spirographe
  • Intérêt : commune, ZNIEFF remarquable
  • Comment le reconnaître ?
    Le spirographe est un vers vivant dans un tube mou d’une longueur de 30 à 60 cm. Un panache de filaments, enroulé en hélice, se déploie hors du tube et peut se rétracter si l’animal est dérangé.
  • Pourquoi étudier cette espèce ?
    Le spirographe est une espèce très commune, au cœur de la chaîne alimentaire, subit l’influence des pressions exercées sur le milieu marin.
  • Où et quand chercher cette espèce ?
    Le spirographe se trouve de la surface à 40 mètres de profondeur. Observable toute l’année, cette espèce est fixée sur le fond, souvent dans des zones de fort courant, sur des fonds meubles ou rocheux.
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Pentapora fascialis (Pallas, 1766)

  • Nom commun : Rose de mer
  • Intérêt : commune, thermosensible
  • Comment le reconnaître ?
    La Rose de Mer est une colonie de minuscules animaux pouvant atteindre un diamètre de 30 cm. De couleur orange-rouge et de consistance rigide, elle est très fragile (ne pas toucher !). Elle a un port arbustif avec des lames aplaties et ramifiées en forme de corne de cerf.
  • Pourquoi étudier cette espèce ?
    La Rose de Mer est très sensible aux modifications environnementales, notamment à l’augmentation de la température de l’eau de mer.

Observable toute l’année, c’est une espèce fixée sur des fonds rocheux souvent exposés aux courants. On la trouve à partir de 5 mètres de profondeur.

Pinna nobilis (Linnaeus, 1758)

  • Nom commun : Grande Nacre
  • Intérêt : ZNIEFF déterminante, Règlementée (Directive habitat-Faune-Flore : annexe IV, Convention de Barcelone : annexe II, Faune marine protégée de France : Article 1),
  • Comment le reconnaître ?
    La grande nacre est un coquillage bivalve (tout comme les moules) de forme triangulaire, avec son extrémité pointue enfouie dans le sédiment. C’est le plus grand bivalve de méditerranée, elle peut dépasser 1 mètre.
  • Pourquoi étudier cette espèce ?
    Il s’agit d’une espèce endémique de méditerranée, protégée. Très fragile, elle subit les conséquences des changements du milieu où elle vit (dus à l’homme, aux prédateurs….), sa présence est donc un bon indicateur de l’état son écosystème.
  • Où et quand chercher cette espèce ?
    La grande nacre est observable toute l’année dans les fonds sableux ou dans les prairies de posidonies ou de zostères.
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Maja squinado (Herbst, 1788)

  • Nom commun : Grande araignée de méditerranée
  • Intérêt : commune, ZNIEFF déterminante, intérêt loisir ou commercial, protégée (Convention de Berne : annexe III, convention de Barcelone : annexe III)
  • Comment le reconnaître ?
    L’araignée de mer est un grand crustacé, à carapace fortement bombée et armée de larges épines, avec des pattes longues et fines. Elle peut atteindre 25 cm de long et sa couleur varie du brun-jaune au rouge.
  • Pourquoi étudier cette espèce ?
    L’araignée de mer est une espèce endémique de méditerranée et protégée, sa pêche est réglementée. Elle est directement sous l’influence des prédateurs supérieurs, et également de la pression de la pêche.
  • Où et quand chercher cette espèce ?
    Ce crustacé migre à la fin de l’automne vers le fond et vers le large, pour hiverner. En février-mars, il remonte entre la surface et 50 m en se rapprochant des côtes où il est possible de l’observer. Il est observable dans différents milieux : fonds sableux, rocheux, herbier de posidonie, coralligène… où il se camoufle avec art ! Il est parfois difficile de le repérer.
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Epinephelus marginatus (Lowe, 1834)

  • Nom commun : Mérou Brun
  • Intérêt : commune, protégée (Moratoire, Convention de Berne : annexe III, convention de Barcelone : annexe III), intérêt loisir ou commercial, thermosensible, ZNIEFF déterminante, liste rouge IUCN (EN). Espèce thermosensible dans le bassin ouest de la méditerranée.
  • Comment le reconnaître ?
    Le mérou brun est un poisson à corps ovale, massif et robuste, brun et plus ou moins parsemé de tâches claires irrégulières. Sa tête est massive et ses yeux proéminents, sa queue est arrondie et bordée de blanc. Sa taille oscille entre 40 et 80 cm de long.
  • Pourquoi étudier cette espèce ?
    Il s’agit d’une espèce protégée. Prédateur supérieur, il est un très bon indicateur de l’état de la chaîne alimentaire. Très sensible aux variations du milieu, il peut être un bon indicateur des variations de température de l’eau.
  • Où et quand chercher cette espèce ?
    Le mérou brun est généralement caractérisé par une grande sédentarité, surtout en été. On le trouve généralement à l’abri dans des cavités ou des grottes, mais aussi dans l’herbier de posidonies ou zostères, dans des endroits calmes, entre 5 et 100 mètres de fond.
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Muraena helena (Linnaeus, 1758)

  • Nom commun : murène de méditerranée
  • Intérêt : commun, clef de voûte
  • Comment le reconnaître ?
    La murène est un poisson à corps serpentiforme pouvant atteindre 1,50 mètre. Elle possède une grande gueule à puissantes mâchoires. Sa peau dépourvue d’écailles est de couleur brun-violet marbrée de blanc et de jaune.
  • Pourquoi étudier cette espèce ?
    Espèce commune de méditerranée, la murène est un prédateur qui se trouve en haut de la chaîne alimentaire. Elle subit l’influence des pressions exercées sur le milieu marin.
  • Où et quand chercher cette espèce ?
    La murène vit cachée dans des crevasses ou des failles d’où elle ne sort que la nuit. On la trouve de la surface à une centaine de mètres de profondeur.
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Tursiops truncatus (Montagu, 1821)

  • Nom commun : grand dauphin
  • Intérêt : ZNIEFF déterminante, Liste rouge UICN (LC), protégée (Directive Habitat-Faune-Flore : annexe II, Règlement Communautaire CITES : annexe A, Convention de Berne : annexe II, convention de Barcelone : annexe II, Convention de Bonn : annexe II et accord ACCOBAMS, mammifères marins protégés de France : article I). Espèce thermosensible et sentinelle pour la pollution des eaux.
  • Comment le reconnaître ?
    Le grand dauphin est un cétacé d’une taille comprise entre 2,5 et 3 ,5 mètres de long. Son dos est d’un gris uniforme plus ou moins foncé, et son ventre blanchâtre. Son museau est court et sa nageoire dorsale présente une concavité de son bord arrière marquée.
  • Pourquoi étudier cette espèce ?
    Le grand dauphin est une espèce protégée. Prédateur supérieur, il est un très bon indicateur de l’état de la chaîne alimentaire. Très sensible aux variations, il peut être un bon indicateur de l’état du milieu e notamment du degré de pollution et des variations de température. Il semble que les effectifs sont aujourd’hui en nette progression dans le Golfe du Lion.
  • Où et quand chercher cette espèce ?
    Le grand dauphin vit  de préférence en bordure des côtes, en petit groupe. Il est possible de le repérer d’un bateau lors d’une sortie en mer. De nature très sociable, il s’approche souvent des bateaux pour « jouer » dans leurs vagues d’étrave. S’il ne saute pas, on peut le repérer grâce à sa nageoire dorsale qui dépasse de la surface de l’eau.
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