Les arbres et arbustes

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Le Chêne pubescent (Quercus pubescens)

  • Comment le reconnaître ?

    Arbre peu élevé, souvent tortueux ; jeunes rameaux assez flexibles, poilus ; feuilles pétiolées, fermes, couvertes de poils en dessous ; feuillage marcescent (les feuilles jaunes restent sur l'arbre jusqu'au printemps sans tomber).

    Ne pas le confondre avec le Chêne pédonculé ou le Chêne rouvre (feuilles sans poils ou à poils rares en dessous).

  • Pourquoi étudier cette espèce ?

    C'est le chêne des forêts intermédiaires entre zone méditerranéenne stricte et montagne. Il se mêle au Chêne vert (à la faveur des stations plus fraîches) dans les régions les plus chaudes, il monte sur les causses et existe aussi dans les zones de basses montagnes.

    C'est cette grande amplitude d'habitats qui fait l'intérêt de l'enquête.

  • Où et quand chercher cette espèce ?

    Toute l'année, mais l'examen précis des feuilles fraîches garantit l'identification.

Le Chêne liège (Quercus suber)

  • Comment le reconnaître ?

    Arbre de 5-15 mètres, à écorce de liège, très épaisse, crevassée ; feuilles coriaces, persistant 2 ans, vertes en dessus, blanchâtres en dessous ; gland surmonté d'une pointe courte et velue.

  • Pourquoi étudier cette espèce ?

    Le Chêne liège est caractéristique des zones non-calcaires en climat méditerranéen. Mais il est rare dans l'Hérault. Comme il est facile à reconnaître, l'enquête devrait donner des résultats fiables.

  • Où et quand chercher cette espèce ?

    Toute l'année. Les arbres présents dans les jardins privés peuvent être recencés.

Peuplier blanc (Populus alba)

  • Comment le reconnaître ?

    Arbre élevé, à écorce lisse et blanche qui se crevasse en losanges sur les vieux arbres ; bourgeons secs, poilus ; jeunes pousses blanches-cotonneuses, à feuilles palmées ; feuilles adultes ovales ou  anguleuses ou sinuées-dentées, vertes en dessus, très blanches-tomenteuses en dessous.

  • Pourquoi étudier cette espèce ?

    C'est l'arbre des eaux douces méditerranéennes. Cependant il semblerait que certains secteurs de montagne ne l'abrite pas. A vérifier.

  • Où et quand chercher cette espèce ?

    En été, quand les feuilles sont bien observables. Arrière-dunes, marais du littoral, bord des rivières, zones humides.

Le Robinier faux-acacia (Robinia pseudoacacia)

  • Comment le reconnaître ?

    Arbre élevé, à rameaux épineux ; feuilles  à 5-12 paires de folioles plus 1 foliole terminale, ovales, entières, molles ; fleurs blanches, grandes (2 cm), odorantes, nombreuses, en longues grappes, pendantes, plus courtes que la feuille ; gousses (fruits) longues de 8 cm sur 12-14 mm, pendantes, sans poil.

  • Pourquoi étudier cette espèce ?

    Le Robinier est une espèce d'Amérique du Nord, souvent envahissante. Il serait intéressant de savoir comment il s'est propagé dans le département.

  • Où et quand chercher cette espèce ?

    Surtout identifiable aux beaux jours, quand les feuilles sont développées. Ne pas le confondre avec le Sophora, qui est sans épine.
    Bords des rivières, bords de routes, talus de voies ferrées, forêts claires, friches, terrains vagues. Il a aussi été planté dans les parcs et jardins.

L'Arbousier (Arbutus unedo)

  • Comment le reconnaître ?

    Arbrisseau de 1 à 3 mètres, à tige dressée, à jeunes rameaux rouges, rudes et poilus ; feuilles persistantes, grandes, dentées en scie, coriaces, sans poil et luisantes ; fleurs en cloche, blanchâtres, vertes au sommet, en grappes rameuses courtes et larges ; les baies sont grosses, globuleuses, pendantes, hérissées, et, à la fin rouges.

  • Pourquoi étudier cette espèce ?

    L'Arbousier pousse sur les zones non-calcaires et a été beaucoup favorisé par le défrichement. Mais c'est un frileux qui ne va guère en altitude. La carte finale devrait nous en apprendre beaucoup sur sa distribution à travers le département.

  • Où et quand chercher cette espèce ?

    Dans les zones à Chênes verts, rocailleuses et chaudes. Visible toute l'année, il est parfois l'espèce dominante du paysage (barrage des olivettes à Vailhan, combe des Arbousiers sur la Gardiole).

Le Buis (Buxus sempervirens)

  • Comment le reconnaître ?

    Arbrisseau touffu de 1-5 mètres, à bois jaunâtre très dur ; feuilles opposées, ovales, entières, coriaces, persistantes, sans poil et luisantes ; fruit à 3 cornes, coriace.

  • Pourquoi étudier cette espèce ?

    Largement répandu sur les zones froides ou fraîches du département (causses, certaines garrigues), le Buis présente aussi de larges lacunes dans sa répartition, notamment sur les zones non calcaires.

  • Où et quand chercher cette espèce ?

    Toute l'année, en plein soleil, dans les vallons, les éboulis rocheux, les grands plateaux. Evitons de noter les buis plantés dans les villes et les jardins.

Le Houx (Ilex aquifolium)

  • Comment le reconnaître ?

    Arbuste ou petit arbre de 2 à 10 mètres, vert ; feuilles alternes, persistantes, très coriaces, luisantes, aiguës, ondulées et dentées-épineuses, entières à 1 seule épine terminale sur les vieux pieds; fleurs régulières, blanches ou un peu rosées, petites; fruit charnu, globuleux, plus gros qu'un pois, rouge, luisant, persistant, à 4-5 noyaux.

  • Pourquoi étudier cette espèce ?

    Le Houx n'est pas un méditerranéen.  La carte peut révéler de façon astucieuse la limite des milieux méditerranéens.

  • Où et quand chercher cette espèce ?

    Toute l'année dans les sous-bois, les haies, les lisières, essentiellement dans la zone de montagne.
    Ne pas le confondre avec le Fragon, appelé aussi Petit-Houx, qui est une espèce très différente (voir la fiche du Fragon).

L'Alisier torminal (Sorbus torminalis)

  • Comment le reconnaître ?

    Arbre assez élevé ; feuilles vertes et sans poil sur les 2 faces, largement ovales, tronquées en coeur à la base, profondément coupées en 5-9 lobes pointus, les inférieurs plus profonds et étalés, à 3-5 paires de nervures secondaires assez saillantes ; fruit ovoïde, brun, acerbe puis acidulé à la maturité.

  • Pourquoi étudier cette espèce ?

    C'est un arbre accompagnant la forêt de Chêne pubescent, donc présent plutôt dans les zones fraîches et les piémonts. Mais sa distribution dans l'Hérault est mal connue.

  • Où et quand chercher cette espèce ?

    Forêts claires, garrigues très buissonnantes, rocailles. A la belle saison quand les feuilles très typiques sont observables.

L'Ailanthe (Ailanthus altissima) ou Vernis du Japon

  • Comment le reconnaître ?

    Petit arbre, mais souvent traité en arbuste, originaire d'Asie, à tronc droit et écorce des jeunes rameaux brune pelucheuse ; Grandes feuilles composées, à odeur prononcée ; Fleurs en grappes dressées terminales de couleur crème.

  • Pourquoi étudier cette espèce ?

    L'Ailanthe est une espèce envahissante dont il serait utile de connaître la fréquence.

  • Où et quand chercher cette espèce ?

    Bord des rivières, lisières, talus, terrains vagues, délaissés, jardins. C'est une espèce colonisatrice des terrains abandonnés.