On vient dans l’Hérault pour ses plages, mais aussi pour y faire du tourisme culturel. L’offre en la matière est multiple, et l’impact économique non négligeable.

Quatrième département touristique de France, numéro un pour les nuitées réalisées par la clientèle française (ex-æquo avec la Charente-Maritime), l’Hérault se situe dans le peloton de tête des destinations hexagonales. Mais comme le rappelle Renaud Calvat, vice-président délégué à l’éducation et à la culture, « au-delà du littoral et de ses richesses naturelles, l’attractivité du département repose sur un patrimoine bâti extraordinaire, des traditions fortes comme les joutes ou les manifestations taurines et de multiples activités culturelles ». Pour preuve, 5,5 millions de visiteurs fréquentent chaque année les grands sites, monuments, et autres musées héraultais. Sans oublier de nombreux festivals, dont sept dans le seul domaine départemental d’O. "L’Hérault se caractérise par une vie festivalière remarquable, en terme de qualité et d’accessibilité, avec une stratégie de diversification et d’extension tout au long de l’année et sur tout le territoire", constate Emmanuel Négrier, directeur de recherche au CNRS à Montpellier.

culture-tourisme1.jpg

Avec un impact réel sur l’économie locale : "Un euro de subvention se traduit en moyenne par environ six euros de retombées économiques", souligne Emmanuel Négrier. De même, un euro de fonds publics injecté dans l’économie du patrimoine génère dixneuf euros de chiffre d’affaires. "En contribuant à l’image et à la notoriété d’un territoire, les festivals peuvent aussi influencer le choix de destination d’un vacancier." Un atout décisif car, précise Renaud Calvat. Pour les attirer et fidéliser les vacanciers, l’Hérault mise donc sur la carte de l’authenticité et de la créativité. "Cette singularité culturelle, qui fait notre identité, est source de différenciation, argumente Renaud Calvat, mais aussi de valeurs et d’emplois non délocalisables."

Les touristes n’ont jamais été aussi mobiles, et leurs motivations ont changé. Renaud Calvat, vice-président à la culture