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« On pourrait penser que ces enjeux climatiques sont sources de contraintes », explique Kléber Mesquida. « Je préfère y voir des opportunités nouvelles. Prenons l’exemple de la hausse des températures. Elle peut faire craindre une augmentation de fréquence des épisodes caniculaires. Mais elle permet aussi un allongement de la saison touristique. » Aujourd’hui, 80% de l’offre et de la fréquentation touristiques sont concentrés sur le littoral. Une fréquentation sensible aux extrêmes climatiques. La canicule de 2003 a eu pour conséquence : - 4,5 millions de nuitées sur deux étés. « Notre rôle en tant que collectivité, c’est d’encourager les acteurs du tourisme à varier leurs offres commerciales hors-saison et à valoriser les destinations de l’arrière-pays. C’est un axe fort de notre stratégie oenotouristique. »

Anticiper, c'est aussi organiser le recul stratégique face aux événements climatiques marquants. « Sur le littoral, le trait de côte recule irrémédiablement. Au niveau mondial, le niveau de la mer augmente de 2,5 à 10 mm par an depuis les années 90 », explique Christophe Morgo, vice-président délégué à l'Environnement. En Méditerranée, c’est en moyenne 3,5 mm/an. Le littoral est bordé par des habitations et des activités qui sont directement menacées par cette érosion, la montée du niveau de la mer et les risques de submersion causés par les « coups de mer » et les événements climatiques violents.

> Son interview pour France bleu Hérault du 2 octobre 2015

Notre chronique arrive à sa fin. Mais nos effort pour préserver le climat continuent et doivent plus que jamais rentrer dans nos habitudes. Il n’y a pas de petit geste quand on est un million à les faire...

Une journée éco-citoyenne en Hérault, en moins de 2 minutes :
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