Lundi 18 juin 2012 -"Ce n'est pas une journée ordinaire ! C'est une journée exceptionnelle !" souligne avec enthousiasme André Vezinhet, président du Conseil général, en référence aux résultats des élections législatives 2012. "Nous saluons la très belle victoire des neuf candidats que nous soutenions. De temps en temps, dans la vie, il faut avoir de l'audace et des convictions profondes" ajoute-t-il. Parmi les 9 députés héraultais, tous de gauche, l'assemblée départementale en compte trois, Kléber Mesquida, Frédéric Roig et Patrick Vignal, vivement applaudis ce matin par les conseillers généraux.

Après le discours d'accueil du président, la session a repris son cours avec notamment le vote du budget supplémentaire. Les résultats financiers de 2011 et les perspectives d’avenir incitent aujourd’hui à la nuance et à la prudence.

Pour la 2e année consécutive, le Département n’a pas augmenté l’impôt, dans le même temps, il maîtrisé sa masse salariale et les dépenses de personnel qui y sont liées. Grâce à cet effort, le Département conserve une relative indépendance vis-à-vis du secteur bancaire en étant peu endetté. Aussi, son investissement reste supérieur d’1 tiers à la moyenne nationale, ce qui s’explique notamment par son soutien continu à l’emploi privé et à l’aménagement du territoire, quand l’investissement des autres départements est en repli.

En 2011, les recettes de fonctionnement ont augmenté de 2,4%, soit 26 M€, grâce à la remontée ses droits de mutation. Toutefois, il faut considérer qu’une fois passés les effets d’aubaine de la loi Scellier, le produit de ces impôts va stagner, voire baisser. Pendant cette période, les dépenses de fonctionnement ont progressé de 49 M€, dont 34 M€ pour le seul secteur social. Cette hausse de 5,2% des dépenses étant nettement supérieure à celle des recettes, l’autofinancement diminue fortement, de 23M€ et avec lui la capacité d’investissement pour l’avenir.

Malgré ces inquiétudes, la collectivité départementale dispose encore d’une santé financière correcte qui l’a protégée jusqu’ici des effets de la crise financière mondiale. Et comme l'a déjà évoqué André Vezinhet, Président du Conseil général, les collectivités font confiance au Président de la République pour les aider à préserver l’investissement public local en soutenant l’accès aux crédits bancaires.