Les bouleversements climatiques, l’urbanisme et l’homme menacent l’équilibre fragile de la nature. Chacun de nous peut lutter contre ce phénomène, en ouvrant l’oeil…
"La vie urbaine éloigne de plus en plus les gens de la nature, qui leur est de moins en moins familière", constate Monique Pétard, vice-présidente du Conseil général, déléguée à l’environnement, au développement durable et à l’agenda 21. "Pourtant, c’est en étant conscient de l’environnement qui nous entoure, en l’observant, que chacun de nous peut intervenir sur le maintien de notre biodiversité." De cette réalité, est né le projet "Sentinelles de la biodiversité". Une initiative inspirée d’actions pédagogiques, comme les "24 heures de l’inventaire" proposée par les Ecologistes de l’Euzière, ou le Laboratoire des saisons, qui étudie les effets des changements climatiques sur la flore.
82 espèces simples à reconnaître
Le Département, en collaboration avec l’association Tela Botanica, a répertorié 82 espèces animales et végétales (1) présentes dans notre territoire et qui relèvent de la « nature dite ordinaire » - en opposition à rare - tout aussi importante dans l’équilibre des écosystèmes. En effet, la prolifération ou la disparition d’une espèce peut bouleverser tout l’environnement. Au-delà de leur intérêt écologique, les espèces sélectionnées, comme le hérisson ou le bleuet, sont faciles à reconnaître et symbolisent la diversité des milieuxnaturels de l’Hérault (milieu marin, cordon dunaire, littoral, montage, garrigue, etc.) Chacun peut participer à cet inventaire naturaliste.
> Quelques exemples d'espèces à suivre...
Participation citoyenne
En effet, les Héraultais sont invités à observer ces espèces, au quotidien, dans leur environnement proche, et à saisir leurs observations sur le site internet du Département, herault.fr. La démarche est rapide : un formulaire en ligne permet de répertorier l’espèce observée, sa localisation et la date d’observation. On
peut aussi ajouter des commentaires et des photos. Les données collectées vont permettre aux scientifiques de suivre les déplacements des espèces et de comprendre leurs habitudes. Des indicateurs dans le suivi du réchauffement climatique.
(1) Un guide répertoriant les 82 espèces et leur localisation va être édité par le Département, il sera disponible en version papier et électronique sur le site Internet.
« Nous voulons faire de la pédagogie à l’environnement, accompagner les novices » Daniel Mathieu Président de Tela Botanica
Comment définissez-vous Tela Botanica ?
Tela Botanica est un réseau collaboratif de botanistes francophones qui partagent leurs connaissances. 17 000 membres originaires de 85 pays, des débutants aux spécialistes les plus compétents, tous contribuent gratuitement et librement.
Pourquoi le Département vous a choisi comme partenaire ?
Pour plusieurs raisons. La philosophie de notre association correspond à celle du projet du Département, c’est-à-dire développer les sciences citoyennes. Alors que les connaissances se perdent, notre réseau est une formidable base de données sur laquelle les internautes pourront s’appuyer pour comparer leurs observations réalisées sur le terrain.
Quel est votre rôle dans ce programme ?
Nous sommes d’abord intervenus sur le développement de l’interface informatique, puis sur l’animation du réseau, nous avons mobilisé plus de 1 000 botanistes de l’Hérault pour suivre ce programme.

























