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Xavier Macaire, Skipper Hérault, quatrième de la Solo Concarneau

Xavier, tu termines 4e de la Solo Concarneau, quelles sont tes impressions à l’issue de cette 1ère course en Atlantique avec le Figaro Hérault ?

Je me sens bien, je suis serein parce que cette course a vraiment concrétisé le projet skipper Hérault : on est lancés, c’est parti pour la Solitaire du Figaro !
Cette course est bénéfique, elle affiche le même format et le même type de navigation qu’une étape de la Solitaire, ça permet donc de s’y préparer de façon optimale. Un autre point positif, c’est que j’y ai rencontré mes futurs concurrents sur la Solitaire, la plupart étaient ici, c’est une très bonne chose de prendre contact avec eux. En fait, je dirais qu’après la phase technique (la préparation du bateau) et la page relationnelle (rencontres avec les héraultais), la Solo Concarneau lance officiellement la page sportive du projet. En effet, l’Icom Cup du mois de mars était une petite course d’entraînement entre la Grande-Motte et Marseille, c’était un petit test pour la préparation du bateau, la vraie page sportive, c’est maintenant que ça démarre, et c’est très bien parti pour 5 à 6 mois de courses.

Au départ de cette course, c’était important pour moi de partir serein, décontracté, pour me faire plaisir, me roder et me sentir bien avec le bateau, sans pression du résultat. Je ne visais pas tout de suite la performance, mais en régate on se prend forcément très vite au jeu alors je me suis donné à fond ; à fond avec une optique de progression, mais sans pression !
Sur la Solo Concarneau, j’ai ainsi pu progresser sur les phases de contact : au départ et lors des bords serrés avec les autres bateaux.
Sur cette course, il y avait de très bons skippers, Nicolas Lunven, Morgan Lagravière et Yann Eliès ; et de bons skippers, un peu moins réguliers mais capables de gagner, comme Adrien Hardy, Jean-Pierre Nicol, Thomas Ruyant et un bizuth, Julien Villion impressionnant dès le début.
Je voulais naviguer dans ce paquet-là, c’était l’objectif principal de ma course et c’est plutôt réussi de ce côté-là, même si je ne fais pas de podium. Après un départ en demi-teinte, je suis toujours resté derrière ce groupe de leaders, à m’accrocher ; la 2ème nuit de course, j’ai finalement réussi à me glisser dans ce paquet et je suis même passé en 3ème position derrière Morgan Lagravière et Nicolas Lunven. J’ai tenu cette position jusqu’au matin, une heure avant l’arrivée où suite à des bords un peu compliqués je me suis malheureusement fait doubler par Adrien puis Yann Eliès.  Au final, j’ai senti que le podium était possible, j’y ai même cru mais la pression des concurrents qui étaient juste derrière m’a été assez néfaste, mais ce n’est pas grave, j’y travaillerai !

Je suis content du bateau et surtout content de voir que le département Hérault a toute sa place en Bretagne, c’est un peu comme un coup de pied dans la fourmilière : il y a les bretons, la Vendée mais il faut aussi désormais compter sur l’Hérault ! Les gens nous remarquent et viennent discuter, comme ce concarnois qui a crié "Ouais, Montpellier champion de France !", on a tout de suite sympathisé !

La Solo Concarneau s’est achevée et on repart d’emblée, pas de temps mort, après la remise des prix, on convoit le bateau vers le nord Finistère où je vais m’entraîner pour la prochaine course et enchaîner les stages en préparation de la Solitaire du Figaro. Le projet Skipper Hérault a bel et bien démarré !

Le plus et le moins ?

Le point positif : c’est la confiance, même si je suis déçu de mon déficit sur les départs, je reste confiant car je sais faire le reste pour remonter, c’est acquis, ça m’a servi et ça me servira encore pour progresser.
Un point négatif : c’est d’être passé à côté du podium alors que j’y étais presque !

Interview réalisée par Aurélie Runigo.