Lors des Présidentielles de 2012, l’invitation à « voter utile » a souvent été évoquée. D’autant que les bulletins blancs ne sont pas pris en compte.

En France, le suffrage universel entre application le 24 avril 1848. Rien n’exclut alors les bulletins blancs. La règle selon laquelle ils ne sont pas comptabilisés parmi les suffrages exprimés sera codifiée dans l’article 30 du décret de Louis-Napoléon Bonaparte du 2 février 1852... Ça date.
Aujourd’hui, peu de pays ont une approche originale du vote blanc.
En Europe, deux pays le reconnaissent : la Suède pour certaines élections, notamment les référendums ; et la Grèce où les résultats « blancs » sont attribués au candidat vainqueur en renforçant sa majorité. Tiens ?
En revanche, au Pérou, le vote blanc est pris en compte dans les résultats avec pouvoir d’invalidation du scrutin si plus de 2/3 des bulletins sont blancs. Idem, le Costa-Rica reconnaît officiellement le vote blanc comme suffrage exprimé. Alors faut-il abolir la règle de 1852 ? Ou admettre que le « vote utile » c'est de choisir l’un des candidats en présence ?















