Les 27 et 28 mai derniers, le Conseil général de l'Hérault offrait en récompense à 42 élèves et leurs 11 professeurs un voyage historique sur les traces des résistants de la Seconde Guerre mondiale. Ces jeunes sont en effet les lauréats du Concours national de la Résistance et de la Déportation 2011, dont le thème était "La répression de la Résistance en France par les autorités d‘occupation et le régime de Vichy".

Au programme du séjour, la visite de lieux marquants de l’histoire de la Résistance et de l’internement : sur le site du Mont-Valérien, le parcours des condamnés vers la clairière des fusillés, un arrêt dans la chapelle, dernier lieu de réflexion avant l’exécution, la lecture des lettres des prisonniers dans l’ancienne écurie aménagée en musée... Des moments particulièrement émouvants pour tous.

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  • Le Mont Valérien
    Ermitage médiéval puis pèlerinage populaire du XVIIe au XIXe siècle, le Mont-Valérien voit s'édifier, au milieu du XIXe siècle, un fort de la ceinture parisienne. Pendant la Seconde Guerre mondiale, le site a été le principal lieu d'exécution des autorités allemandes en France. Dès 1944, grâce à la volonté du général de Gaulle et au travail des associations des familles des fusillés, il est devenu un lieu de mémoire. Le Mémorial de la France combattante y a été érigé en 1960, et en 2010 ont été inaugurés de nouveaux espaces muséographiques.

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    Le monument aux fusillés auprès du bâtiment qui accueille la nouvelle exposition permanente au Mont-Valérien © Jacques Robert, SGA/DMPA

    Une exposition permanente "Résistance et répression 1940-1944" se tient dans l'ancien bâtiment d'écurie. Consacrée à la Résistance, aux fusillés et à la répression en Ile-de-France, elle permet d'inscrire le Mont-Valérien dans son contexte historique et géographique. Infos : http://www.cheminsdememoire.gouv.fr


Le samedi 28 mai, les lauréats visitent le Mémorial de l’Internement et de la déportation, l'un des plus importants camps de transit pour les internés politiques, résistants et juifs, vers les camps de concentration.

  • Le Mémorial de l’internement et de la déportation de Compiègne
    La caserne de Royallieu a été construite en 1913 et regroupe 25 bâtiments sur une surface de 16 hectares. De 1941 à 1944, elle fut transformée par l'armée allemande en l'un des principaux camps de transit de France. Près de 45 000 personnes y ont été acheminées : internés politiques, résistants, pour beaucoup communistes, civils russes ou américains et juifs. Déportés, soumis au travail forcé et aux mauvais traitements, près de la moitié décède pendant le transport ou dans les camps.

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    Mémorial de Compiègne

    De l'ancien camp sont conservés trois bâtiments, devenus des salles d'exposition. Une frise retrace l'histoire de la Seconde guerre mondiale. Elle est accompagnée d'écrans, de vidéoprojecteurs et de haut-parleurs. Documents originaux et témoignages viennent se compléter pour une meilleure compréhension.
    Infos : http://www.memorial-compiegne.fr 

Sur les différents sites, les dépôts de gerbes en mémoire des combattants tombés pour la France, avec leur cérémonial, en compagnie des représentants d’anciens combattants en présence des élus, sont toujours pour les lauréats un moment particulier alliant éducation, respect, recueillement et fierté. 

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Avant le retour à Montpellier, un petit détour - inévitable à Compiègne - vers la Clairière et le wagon de l’armistice, plonge le groupe dans une autre époque.

  • Le wagon de l'Armistice
    Utilisée pour la signature de l'armistice de 1918, la voiture n° 2419D avait été aménagée en bureau pour le Maréchal Foch par la Société des Wagons-Lits. Installé en 1927 dans la clairière, ce wagon symbolique sera utilisé par Hitler pour l'armistice de 1940 avant d'être emporté et incendié en Allemagne en avril 1945. Le musée actuel expose une autre voiture de la même série de 1913.

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    Le wagon de l'armistice