Trouver de l’eau n’est pas une mince affaire. Même si l’on sait qu’il y a de l’eau dans les couches karstiques de notre territoire, faut-il encore la trouver au bon endroit !
Les contraintes sont nombreuses. Il faut entre autres, que l’eau trouvée soit de bonne qualité et suffisamment abondante dans la durée pour répondre aux besoins des usagers. Des conditions difficiles à réunir, d’autant que la configuration géologique des sous sols du département est particulièrement complexe avec près de 600 formations géologiques différentes, et un karst riche en eau mais difficile à mobiliser.

Points de forage : une recherche complexe
De nombreuses variables sont à prendre en compte dans la recherche des points de forage, sans compter la complexité des techniques utilisées pour forer dans un sol inégal, constitué de fractures. Les essais de pompage se font toujours en période d’étiage, au moment où les aquifères sont les moins chargés, pour ne pas fausser les données. Une fois qu’ une ressource est  identifiée, on en vérifie la qualité, pour qu’elle soit traitable et potabilisable. C’est ensuite sur une période de plusieurs mois que l’on s’assure que la ressource ne s’épuise pas et que l’aquifère capté se recharge régulièrement. Des démarches longues, coûteuses et soumises aux aléas,  qui n’aboutissent pas toujours à une véritable exploitation, mais sont indispensables pour répondre aux besoins croissants d’une population en constante augmentation.

Le Département au côté des communes
C’est dans ce contexte particulier, que le Département met  à la disposition des communes son savoir-faire, et protège les zones de captage. Ainsi, un nouveau site de forage piloté par le Conseil général sur la commune de Cazilhac vient de révéler une abondante ressource. «C’est une chance inespérée. Nous ne nous attendions pas à trouver autant d’eau ! Après plusieurs essais infructueux ces dernières années, ce forage à 100 mètres révèle une eau de bonne qualité qui nécessitera peu de traitement, et dont le débit reste stable. Ce qui permet de penser que la quantité  sera suffisante, sans épuiser la ressource, pour répondre aux besoins à venir de la population du bassin de Ganges en pleine évolution» explique Nicolas Liénart,  hydrogéologue départemental. Une belle action parmi beaucoup d’autres s’inscrivant dans la gestion globale de l’eau menée depuis longtemps par le Département.

> Nicolas Lienart, hydrogéologue départemental mesure le niveau de la nappe :
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Quel intérêt à rechercher de l’eau ?
La ressource actuelle est prélevée dans le fleuve Hérault, donc une eau de surface, ce qui n’est pas recommandé par la Préfecture en raison des risques sanitaires. On sait aussi que la population va augmenter dans l’avenir, et les besoins croître. C’est pourquoi le Département nous  aide en procédant à plusieurs forages sur les communes concernées, Cazilhac, Laroque, Moulès-et-Baucels et Ganges.

Le dernier forage a été le bon ?

Oui, c’est un grande satisfaction pour nous. L’abondance et la qualité de l’eau trouvée grâce au forage de Cazilhac va permettre de satisfaire et même d’aller au delà des besoins actuels.

Il faut donc anticiper l’avenir ?
Tout à fait. La pression démographique est telle qu’il est indispensable de continuer à chercher de l’eau. Mais il faut aussi penser au traitement des rejets, et là aussi le Département est très présent auprès des communes en les aidant à adapter leurs stations d’épuration.

> Jean-François Molières, président du syndicat intercommunal d’eau du secteur de Ganges :
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"La découverte et l’abondance inespérées de cette ressource sont une chance pour le développement de notre territoire."