L’Hérault dispose désormais d’un Centre de traitement de l’alerte unique, à votre écoute sept jours sur sept et 24 heures sur 24.
« Vous êtes où ? » Le pompier que vous avez appelé au 112 attend une réponse précise de votre part. Car de votre réponse va dépendre en partie la rapidité des secours. Ce type d’appel, les pompiers de l’Hérault en reçoivent environ mille chaque jour. Et ils arrivent à un seul endroit : le Centre de traitement de l’alerte de Vailhauquès (CTA). Depuis le 1er mars, les deux centres de Vailhauquès et Montpellier (Montaubérou) ont fusionné. Ces mille appels quotidiens ne déclenchent pas tous une intervention. En effet, il est fréquent que pour un même accident, les pompiers reçoivent plusieurs communications.
> Le capitaine Raphaël Du Boullay, chef du CTA de Vailhauquès, nous explique ce qui a changé depuis le 1er mars :
> En immersion au Centre de traitement de l'alerte de Vailhauquès :
Les bons moyens au bon endroit
Ils sont 24 pompiers opérateurs à se relayer pour assurer l’accueil téléphonique au CTA. C’est un vrai métier, pour lequel ils ont été spécialement formés. Notamment aux outils informatiques qui sont pour eux une aide à la prise de décision. Exemple. Vous roulez tranquillement sur l’A75 entre Gignac et Montpellier. Soudain, loin devant vous, un conducteur perd le contrôle de son véhicule et après quelques embardées, finit sur le toit, dans le bas côté. Vous vous arrêtez sur la bande d’arrêt d’urgence et vous appelez le 112. L’opérateur va vous vous poser plusieurs questions : « où se trouve exactement la voiture ? Dans quel sens ? Gignac-Montpellier ou Montpellier-Gignac ? Quel est le point kilométrique le plus proche ? Le véhicule est-il en feu ? Les personnes accidentées ont-elles réussi à s’en extraire ? » Toutes ces questions pourquoi ? Pour être sûr d’envoyer les bons moyens au bon endroit. En effet, si l’accident s’est produit à proximité de Gignac, ce sont des véhicules qui sont basés là qui seront envoyés en priorité. Mais si l’intervention nécessite une désincarcération, ce sont des moyens spécifiques basés à Montpellier qui seront envoyés en renfort. En fonction du côté de la voie où a eu lieu l’accident, une des deux équipes devra y accéder par l’entrée d’autoroute la plus proche. D’où la nécessité d’avoir des informations précises. « Il faut gagner du temps, insiste le Capitaine Raphaël Du Boullay, chef du CTA. Si vous assistez à un accident sur l’autoroute, mieux vaut continuer à rouler jusqu’au point kilométrique suivant et nous appeler avec cette information ».
> Rapide balayage des outils informatiques d'aide à la décision :
Questions au Capitaine Raphaël Du Boullay, chef du Centre de traitement de l’alerte de Vailhauquès
Quel conseil donneriez-vous aux Héraultais qui appellent le 112 ?
D’être précis sur l’endroit où ils se trouvent. Les gens qui appellent sont souvent incapables de nous dire où ils sont. Du coup, le pompier qui reçoit l’appel doit questionner la personne pour tenter de la localiser et cela ralentit l’envoi des secours.
Et la prise en charge des appels suivants ?
Ça, c’est notre hantise : le cas gravissime qui est dans la file d’attente des appels. Mais on s’est organisé pour que ça n’arrive jamais.
Quelles conséquences, si une personne vous transmet une localisation erronée ?
On va envoyer un véhicule de la caserne qu’on pense la plus proche, alors qu’un autre centre de secours était peut-être plus près. Là encore, c’est du temps de perdu pour intervenir.
Quelques chiffres
Le 112 : pour tous les appels d’urgence. Mais le 18 fonctionne toujours.
66 362 : c'est le nombre d'iinterventions des pompiers en 2009.















