En Hérault, le Département a intégré la notion de développement durable dans ses actions depuis près de 10 ans, l’incorporant progressivement au cœur de sa politique. Une démarche qui s’est concrétisée avec l’adoption d’un agenda 21 départemental en 2003.
Monique Pétard, vice-présidente déléguée à l'agenda 21
> On en entend beaucoup parler... Pourtant c'est un terme qui demeure abstrait pour bon nombre. Concrètement, c'est quoi un Agenda 21 ?
Il se déploie sur 5 axes : lutte contre le changement climatique, préservation de la biodiversité et des ressources naturelles, épanouissement des êtres humains, cohésion sociale et solidarité entre les territoires et entre les générations, mise en place de dynamiques de développement selon des modes de production et de consommation responsables.
En 2009, le Département a signé une charte du réseau départemental des agendas 21 avec 34 collectivités partenaires (communes et intercommunalités).
Jeudi 28 janvier 2010, le comité qui forme ce réseau s'est réuni à l'Hôtel du Département.
> Quelles sont les missions du réseau des Agendas 21 et quel est l'objet de cette rencontre ?
> L'un des thèmes abordés, était la concertation. Constatez-vous des obstacles à la mise en place des Agendas 21 ?
Parmi les collectivités présentes, nous avons interviewé deux maires héraultais.
Hussam Al Mallak, maire de Vailhauquès, commune bientôt labellisée...
> Quelles actions avez-vous jusqu'à présent mené conformément à l'Agenda 21 ?
Serge Pesce, maire de Maraussan
> Êtes-vous confronté à des obstacles concernant certains aménagements ? Quels sont les projets qui traduisent votre participation dans l'agenda 21 ?
Une démarche également appliquée à la collectivité
En 2006, le Département s’est engagé dans une étude de son bilan carbone (émissions de l’ensemble des activités du département). A partir des résultats, le conseil général a proposé de nouvelles méthodes d’organisation et d’action pour limiter les émissions de gaz à effets de serre ; elles seront mises en œuvre en 2010.
Parmi les grandes orientations retenues : diversification des modes de déplacement des agents et limitation grâce au télétravail ou la visioconférence, développement des achats publics "éco-responsables", baisse de la consommation des bâtiments (construction de collèges HQE), renforcement de l’efficacité des actions transversales.
Quelques exemples d’actions concrètes :
Les transports :
- mise en place d’une navette pour les déplacements professionnels des agents
- création d’un pool de 42 vélos de services répartis sur les différents sites dont l’entretien est confié à une entreprise d’insertion
- mise à disposition de titres de transport en commun dans le cadre des déplacements professionnels
Les résultats :
- 8 600 trajets professionnels autrement qu’en voiture
- 2 030 tickets de transports en commun utilisés
- 39 000 € d’économies
- 35 t de CO2 en moins






