Opération Grand Site St-Guilhem-le-Désert/Gorges de l’Hérault
Cure de jouvence pour le pont du Diable

La restauration du pont du Diable, inscrit au patrimoine mondial de l’Unesco au titre des chemins de St-Jacques-de-Compostelle et classé monument historique, est en cours. Les travaux ont débuté en novembre.

pontdudiable2.jpgConstruit au XIe siècle, élargi et surélevé au XIXe siècle, le pont du Diable, monument emblématique de la vallée de l’Hérault, possède une grande authenticité de l’époque romane. Si l’ouvrage ne comporte pas de dégradations très marquées, il a cependant été peu à peu endommagé au fil du temps, que ce soit par la fréquentation automobile encore récente ou par les caprices du fleuve Hérault qu’il enjambe à la sortie des gorges. La colonisation progressive des végétaux, la dégradation des parements, la mauvaise étanchéité et la désorganisation des maçonneries constituent les principaux dommages que subit l’édifice.

Le principal objectif de l’opération vise à assurer la conservation de l’édifice ancien, en priorisant de ce fait l’étanchéité du tablier et la reprise des maçonneries dégradées. Le projet prévoit de nettoyer et restaurer les maçonneries, de regarnir les joints, remonter et consolider les becs. Les végétaux seront enlevés et complétés par un traitement biocide. Il est prévu de nettoyer les coulures, de collecter les eaux de surface du tablier et de les évacuer de part et d’autre du pont. Le tablier sera abaissé afin de retrouver le niveau de 1838 (-30 cm). La hauteur des parapets augmentera en conséquence et se trouvera ainsi mieux adaptée à la protection des visiteurs contre les chutes. Afin de favoriser la lecture archéologique, les travaux sur les revêtements de sol permettront de distinguer les phases de construction du pont. L’opération de restauration sera composée de deux tranches : alors que la première (de novembre 2009 à février 2010) est consacrée à la restauration du tablier, la seconde (d’octobre 2010 à février 2011) aura pour objet la restauration des parements de l’édifice.

Afin de restaurer cet ouvrage, un partenariat a été engagé entre le Conseil général de l’Hérault, la Direction régionale des affaires culturelles et la Communauté de communes Vallée de l’Hérault. La communauté de communes ayant réalisé les aménagements des abords du pont du Diable, le Conseil général et la Direction régionale des affaires culturelles ont proposé une convention de groupement de commande publique dans laquelle les travaux sont coordonnés par les services de la Communauté. A l’issue de l’opération de restauration, le pont du Diable sera cédé à la Communauté de communes Vallée de l’Hérault par le Conseil Général de l’Hérault, propriétaire actuel de l’édifice.

Coût global de l’opération : 505 300 € HT