L’année 2008 se termine dans un marasme économique qu’on ne peut ignorer : crise financière, hausse du chômage, augmentation de la précarité … « Au Département, nous savons ce que veut dire précarité. Ce n’est malheureusement pas une donnée nouvelle. Une part importante de notre budget est consacrée à la solidarité (52%) pour soutenir les plus démunis et les aider dans leur parcours vers l’insertion », explique André Vezinhet. Dans le contexte actuel où la situation se dégrade, le président a longuement réfléchi sur la cérémonie des vœux : doit-on tenir une telle manifestation dans une période aussi difficile ?
Avant d’y répondre, il fallait revenir à l’origine de cet événement. « Plus qu’un symbole, cette manifestation s’inscrit dans le respect du protocole républicain de recevoir les autorités et les forces vives de l’Hérault (représentants des collectivités, des associations, de l’Etat … ) pour leur faire part de mes engagements pour l’année à venir. Y renoncer, c’est faillir à un rendez-vous en plus d’engendrer une perte de revenus pour les prestataires embauchés pour réaliser la manifestation », poursuit le Président. Or, le Département a justement fait le choix, lors des débats sur le budget 2009, de poursuivre ses investissements, malgré la crise, afin de continuer à générer de l’activité économique.
La question est donc de trouver comment respecter ce protocole tout en évitant l’indécence du faste ?
La réponse, préparer une fête sobre qui met l’accent sur la rencontre et sur le message à livrer plutôt que sur la mise en scène, le buffet ou les cadeaux. Résultats : une économie de 30 % pour les dépenses liées au protocole et de 50 % pour celles liées à la communication …
















